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COMMUNIQUE DE PRESSE Samedi 7 Septembre 2013

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Incompréhensible ? Pourquoi la FNARS et la CIAT préfèrent remettre des familles à la rue

Depuis le 28 avril 2011, nous, la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion, nous nous battons pour rester au 70, allées des demoiselles, anciens locaux de l’AFPA abandonnés en 2009.

Après avoir gagné un premier procès, nous avons perdu le second. La préfecture nous a expulsés le 28 août 2012. Après le refus de plusieurs associations solidaires de la CREA, l’Association des Cités du Secours Catholique fut la seule à accepter de s’y installer, cautionnant ainsi notre expulsion, bien que ces locaux soient, selon leurs propres mots, « inadaptés » pour « leur public » qu’ils appellent « les grands précaires ».

Cette occupation obligea donc 40 personnes très fragiles, très vulnérables, certaines malades et handicapées et 15 enfants, à retourner à la rue.

Presque un an et plusieurs dizaines d’expulsions plus tard, après que la Cour administrative d’appel de bordeaux a rendu l’ordonnance d’expulsion nulle, la CREA se réinstalle chez elle, au 70, allées des demoiselles, le 5 août 2013.

De multiples rencontres ont eu lieu entre la CREA, la CIAT et la FNARS Midi Pyrénées pour essayer de sortir de cette situation catastrophique vis à vis de l’hébergement à Toulouse ; pour éviter que des Associations et Collectifs, certes aux méthodes différentes, mais censés partager des buts communs, soient obligés de se retrouver face à face devant les tribunaux.

Malheureusement, les négociations sont trahies, quand nous recevons, le 12 août, un avis de référé avec rendez vous au tribunal d’instance le mardi 27 août 2013, alors que la FNARS et la CIAT nous avaient assuré ne pas engager de procédures judiciaires… Avec en prime, une amende de 1500 euros.

La dernière proposition faite par le CIAT et la FNARS, l’avant veille du procès à 22h , est la suivante : libérer les deux premiers étages et cohabiter sur les 4 étages du dessus, pour selon eux « mettre à l’abri les personnes à la rue ». Ils doivent « assumer » cette décision face à l’État, propriétaire du lieu, qui laisse chaque jours des centaines de personnes dont des dizaines de familles avec des enfants dans les rues de Toulouse. À l’heure actuelle, c’est la FNARS et la CIAT qui font le choix d’expulser des familles et de les remettre à la rue à l’aide des forces de l’ordre…

Nous avons refusé cette proposition car s’entasser dans les derniers étages n’est absolument pas envisageable : la cour ne serait plus accessible aux enfants mais transformée en parc à chien, des violences quotidiennes, des va et viens et du bruit toute la nuit sous les fenêtres des familles ne permettraient pas aux enfants de suivre une scolarité et de grandir dans un environnement serein, les escaliers ne peuvent pas être montés quotidiennement par des femmes enceintes, des enfants en bas âges, des personnes handicapées…

Contrairement à l’ACSC qui gère la halte de nuit, nous ne faisons pas de « l’accueil » : nous vivons dans ce lieu, c’est notre maison, notre domicile. Nous ne cloisonnons pas les chambres avec des bouts de cartons de 70cm de haut pour assurer une prétendue intimité des personnes hébergées (jusqu’à 8 personnes par chambre), nous ne vivons pas dans le noir avec des fenêtres murées…

Notons d’ailleurs que lors du procès du 6 septembre, l’avocat assurant la défense de l’ACSC ainsi de la préfecture a lui même argumenté sur une impossibilité de cohabitation qu’elle qu’elle soit, et a refusé la demande de médiation tripartite (CREA – ACSC – État) que nous proposions. En effet, depuis des semaines, nous tentons de lutter communément pour un projet de réquisition d’État pour accueillir la Halte de Nuit.

 Pourquoi la CIAT et la FNARS n’ont-elles pas acceptés cette proposition ?

Pourquoi une association payée pour parquer des SDF choisit-elle de remettre à la rue des familles ? A-t-elle juste pour mission de cacher la misère, et de ghettoiser les pauvres ?

Mais il faut avouer qu’il est difficile de lutter ensemble quand les consignes de ces associations consistent à couper tout lien de solidarité avec la CREA (distribution de nourritures, de vêtements, de meubles…) et même à se positionner officiellement contre nous et pour l’expulsion des familles. Ces consignes créent des divergences fortes au sein même de la CIAT, pour preuve, les Restos du Coeur n’en font plus partie…

Contacts Presse : Khumba 07 71 03 54 66 – Camille 06 16 03 84 13 – creatoulouse [at] squat [dot] net

 

 La Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion regroupe 1500 personnes : des familles, des personnes seules, des enfants scolarisés ou non,des galériens, des travailleurs du bâtiments, des salariés de la halte de nuit, des salariés des restos du cœur, des chômeurs, des travailleurs, des juristes, des travailleurs sociaux, des anciens hébergés de la halte de nuit, des syndiqués… le peuple quoi.

07/09-CP-CREA

Communiqué de presse de la CREA du 09/08/2013

 RE-REQUISITION DU 70 ALLEE DES DEMOISELLES : On rentre chez nous

 Après plus de deux ans d’existence du mouvement et autant de répression, et suite aux expulsions du Centre Social Autogéré et de la Caillasserie à Bonnefoy, nous nous sommes retrouvé-e-s une fois de plus sans logement ni lieux d’activités. Du coup, nous (mal logé.e.s, familles à la rue, étudiant.e.s, galériennes, chômeurs, gens solidaires, etc…) avons décidé de réinvestir notre première maison, le 70 allées de Demoiselles. Nous retrouvons ici la dynamique et la cohésion nous permettant de mettre en place des activités émancipatrices et de vivre ensemble.

 Le 70, première occupation de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion a duré d’avril 2011 à août 2012 et a initié le mouvement de réquisitions sur Toulouse. Le premier Centre Social Autogéré y est né, ainsi que les liens entre les familles à la rue, les militant-e-s, les travailleurs sociaux, les voisin-e-s et plein de soutiens.Cette agitation et cet élan de solidarité et de convivialité entre les gens a inquiété les pouvoirs publics qui demandèrent bien vite notre expulsion. Le 29 août 2012, ce sont près de 200 uniformes qui vinrent nous sortir de notre maison.

Quelques mois plus tard, la justice donna raison aux habitant.e.s, en déclarant l’expulsion illégale par incompétence du tribunal administratif (février 2013).

 Seulement, entre l’expulsion et le rendu de l’appel, l’État a loué ces locaux à l’association des Cités du Secours Catholique pour y une créer une halte de nuit, menant ainsi les acteurs du logement à la confrontation. Cette halte de nuit a été la caution de notre expulsion, et aujourd’hui, nous nous retrouvons dos à dos. En effet, quand d’un côté des centaines de personnes sont remises à la rue, de l’autre une halte de nuit (occupant seulement deux des cinq étages de ce bâtiment et offrant des conditions d’accueil précaires) est mise en place. Nous ne sommes pas dupes du jeu des pouvoirs publics et nous voulons mettre l’État face à ses contradictions.

 Nous sommes déterminé-e-s à rester dans ces lieux et, par solidarité envers l’Association des Cités, nous interpellons le Ministère du logement de Mme Duflot pour qu’il effectue une réquisition d’État afin d’y installer la halte de nuit. Nous savons bien qu’il existe suffisamment de lieux vides à Toulouse pour loger l’ensemble des personnes sans logement de la ville.

 L’État a tous les moyens pour faire du logement. Qu’il ne fasse que du flan prouve bien qu’il a plus d’intérêts à nous laisser galérer. Nous savons que l’Etat ne s’occupe des pauvres que pour gérer la misère par l’invisiblisation, le contrôle et l’enfermement. Nous n’attendons, toujours, rien d’eux, et depuis nos lieux, nous continuerons à nous organiser par nous-mêmes.

Tout pour tou.te.s

Pouvoir au peuple

 La CREA

Deux expulsions pour l’été en mode rafle

Le CSA expulsé ce vendredi matin et la Caillasserie ce mardi matin

La Mairie nous avait promis que les enfants pourraient terminer leur année scolaire, elle a tenu ses promesses !
C’est après 7 mois d’occupation que le Centre Social Autogéré du 2 Faubourg Bonnefoy a été expulsé ce vendredi matin à 6h30. Une centaine de flics, la Police Aux Frontières (PAF), Dominique Bacle de la Direction départementale de la cohésion sociale et une dizaine de camions de déménagement étaient présents pour nous sortir nous et nos affaires, et rafler les personnes sans papiers à la fraîcheur du petit matin (“c’est mieux pour travailler, il fait moins chaud” dixit un flic à moustache). Alors que chacun d’entre nous était contrôlé, nous pouvions écouter les projets de vacances des flics, sous les regards des militants présents. Encore une fois, l’Etat a mis de gros moyens pour remettre des personnes à la rue
Bilan : quarante personnes à la rue, une seule nuit d’hôtel pour les deux familles avec enfants présentes (les autres étant hébergées ailleurs en prévision de l’expulsion) et trois personnes embarquées au poste par la PAF. Ces personnes se retrouvent maintenant avec des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) d’un délai de 1 mois.

Et pour faire bien, ce mardi matin, expulsion de la Caillasserie, 187 Faubourg Bonnefoy, réquisitionné début mars. La Préfecture poursuit son méticuleux travail. La PAF et Madame Bacle étaient encore présentes. Voyant qu’il n’y avait pas de personnes sans papier, ils sont rapidement retournés à leurs bureaux. L’expulsion a été expéditive, pas besoin de murer, c’est un tracto-pelle qui est venu tout détruire.

De bâtiments vides, nous avions fait des lieux de vie, d’échanges, d’organisation. La Préfecture vide le quartier Bonnefoy de ses squatters et de ses habitants, des bâtiments redeviennent vident et d’autres le restent. Et tout ça retourne à la spéculation de l’immobilier et à la préparation de l’arrivée de la LGV. Les pauvres sont poussés hors de la ville au profit de leurs grands projets inutiles.

Malgré la répression active, nous continuons les réquisitions toujours et encore !

Des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion

Face aux expulsions, nous continuerons les réquisitions!

Toulouse, le 2 mai 2013

Une maison réquisitionnée en novembre dernier a été expulsée ce matin par la Préfecture de Haute-Garonne. Dans cette maison vivaient des personnes précarisées qui ont pu trouver un endroit où se poser, vivre, s’entraider et s’émanciper collectivement. Ce matin à 9h30, trois camions de police ont bloqué le quartier pour les remettre à la rue en les laissant sur le trottoir avec leurs aaires. Bien entendu elles n’ont reçu aucune solution de repli de la part de l’Etat.
Par la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA) et surtout la solidarité entre les habitant-e-s des bâtiments réquisitionnés, elles vont pouvoir trouver temporairement un hébergement dans l’attente d’une nouvelle réquisition.

Depuis le début du mois d’avril, la Préfecture de Haute-Garonne a expulsé quatre bâtiments de la CREA, et a remis ainsi à la rue 35 personnes, dont des enfants. Sa vaste campagne d’expulsion risque de continuer. D’autres bâtiments sont expulsables sans délai et plus de 50 personnes dont 16 enfants vivent quotidiennement dans la peur de se retrouver sans toit du jour au lendemain et de voir débarquer des policiers avec leur uniformes et leur arsenal surdimensionné (barrières anti-émeutes, ashball, armes de poing, bombes de gaz lacrymogènes, matraques…).

Encore et toujours, l’Etat, la Mairie et le Conseil Général continuent leurs discours hypocrites sur la réquisition, l’hébergement et le logement.

Encore et toujours, ils créent et entretiennent la misère sociale et préfèrent dépenser de l’argent pour réprimer les gens qui ne peuvent plus payer leurs loyers, les gens qui en ont marre de ce système, les gens solidaires, les vieux, les enfants, les étudiantes, les chômeurs, les travailleuses pauvres, les galériennes… Ils préfèrent vider des bâtiments inutilisés et abandonnés par leurs propriétaires alors que leur utilisation ne coûte rien à personne, et que
bien au contraire leurs habitants les entretiennent pour tout simplement y vivre.


Le vent de la répression soue fort sur Toulouse mais n’arrêtera pas la solidarité de toutes celles et ceux qui ont décidé de s’organiser par eux-mêmes. En lutte contre une société pyramidale fondée sur l’argent, le pouvoir, le racisme et le sexisme, la CREA se base sur la solidarité, la récupération, le recyclage et le partage et construit, ici et maintenant, une autre société fondée sur l’égalité, la liberté, l’autonomie et l’émancipation collective. Elle est ouverte à tout-e-s, venez nous rencontrer et participer aux assemblées générales de la campagne qui ont lieu le mercredi à 18h au 187 rue du Faubourg Bonnefoy et le samedi
à 14h au 2 rue du Faubourg Bonnefoy.


Face à la répression, nous continuerons de lutter !

Tout pour tout-es ! Pouvoir au peule !
Infos sur creatoulouse.squat.net / Contact: creatoulouse [at] squat [dot] net

Expulsé-e-s de partout … Relogé-e-s nulle part

Expulse?-e-s de partout … Reloge?-e-s nulle part !

« Au bord de la Garonne, on vit comme des chiens. On mange au restaurant social, on fait la manche, on est pourchasse?s de partout. Finalement, me?me les chiens sont plus tranquilles que nous.»

Une habitante des campements

Aujourd’hui, la pre?fecture assigne 23 personnes habitantes des campements : Bords de Garonne, Ramier, Langlade … Elle demande l’expulsion et la destruction de leurs habitats.
Ce sont en re?alite? une centaine de personnes qui sont vise?es par cette demande d’expulsion car vivant aussi sur ces terrains.
Depuis 2009, e?te? comme hiver, ces campements ont plusieurs fois e?te? expulse?s par la me?me proce?dure, sous pre?texte d’insalubrite?, de grand projet d’ame?nagement des berges, de destruction de la faune … Toujours les me?mes fausses excuses pour repousser un peu plus loin les «inde?sirables».

«Insalubrite? publique» … Des demandes re?pe?te?es ont pourtant e?te? faites a? la mairie pour mettre a? disposition des containers et organiser un ramassage des ordures.
C’est le me?me genre de pre?textes hypocrites que l’on entend dans les tribunaux pour justifier l’expulsion de familles avec enfants vivant en squats.

«Le ba?timent repre?sente un danger pour les personnes y vivant, en particulier les enfants»

Autrement dit, les enfants seraient plus en se?curite? en vivant et dormant a? la rue ?!
Les pouvoirs publics cre?ent les conditions de la mise?re et nous reprochent d’y e?tre.
Nous ne sommes pas dupes des discours du gouvernement relaye?s par la mairie : «pas d’expulsions sans relogement», «diagnostic social», «inconditionnalite? de l’accueil»…
Foutage de gueule !
La re?alite? c’est que ce sont les me?mes personnes qui subissent les expulsions, les discriminations dans les institutions (ho?pitaux, e?coles…), le contro?le et fichage policier, les arrestations, les passages re?guliers de flics dans les squats et d’agents de l’OFII (Office Franc?ais de l’Immigration et de l’Inte?gration) mettant la pression pour remplir leurs avions.
Cette histoire fait e?cho a? d’autres, comme les squats de Bonnefoy ou? plus d’une centaine de personnes est menace?e d’expulsion, ou les familles expulse?es des foyers de muret et les expulsions locatives en cours ici et ailleurs, comme cette femme a? Ve?nissieux qui s’est pendue a? l’arrive?e des flics et huissiers il y a quelques jours.

La mairie et autres spe?culateurs de?truisent ce qu’il reste de populaire dans nos quartiers, en façonnant des super projets commerciaux et immobiliers pas faits pour nous.
Derrie?re tout ça, la me?me logique est a? l’oeuvre : on nous chasse de la ville !
Soyons nombreu-ses-x aujourd’hui en soutien a? ces personnes, mais aussi partout ou? naissent des initiatives populaires. On essaie de nous diviser en de?signant des «profiteurs du syste?me» alors que nous sommes tou- te-s concerne?-e-s.
Ensemble et avec nos petits moyens, nous pouvons nous organiser pour re?sister et cre?er d’autres solidarite?s.

Contre toutes les expulsions !


Assemble?e de la re?quisition du 1 rue Delpech tous les jours a? 18h30

Assemble?es ge?ne?rales de la campagne de re?quisition, d’entraide et d’autogestion mercredi 18h au 187 rue du Faubourg bonnefoy, samedi 14h au 2 rue du faubourg bonnefoy

C’est le printemps. Expulsions en chaîne !

100 flics et CRS, l’équipe des RG, les barrières anti-émeutes, 4 camions de déménagement, l’accès au quartier bloqué, le téléphone d’urgence bloqué, des contrôles d’identité pour les passants, des insultes racistes… Tout ça pour expulser deux personnes de la maison du 159 Chemin Lapujade. Ce lundi 15 avril à 7h30, ils se sont vanté d’être payés «2700 balles pour travailler deux heures». Grâce à la vigilance et l’entraide des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion, les habitants ont pu être prévenu avant l’arrivée de la police. Les familles étaient déjà parties par crainte de la violence de l’ expulsion.
Et ça n’est que l’aboutissement d’un processus lancé par le propriétaire, Jérôme Ducros, gérant de JD Promotion, dès la réquisition : hommes de mains envoyés pour mettre la pression et expulser illégalement les habitants en s’introduisant de force, coups de pression de la BAC et de la police municipale, procès sans réelle possibilité de défense, dans lequel aucun des arguments soutenus par les  habitants n’a été entendus par la juge.
La trêve hivernale terminée, ce sont plusieurs squats qui se sont déjà fait expulser ces dernières semaines (12 rue Frédéric Petit, 12 boulevard Matabiau), et d’autres squats sont expulsables de manière imminente. Le Tribunal ne fait plus de concession et ne laisse plus aucun délai. L’Etat expulse et le chiffre des personnes à la rue gonfle : 16 familles qui ont appelé le 115 hier soir, les 20 familles du foyer hivernal de Muret à l’hôtel jusqu’à mercredi, sans compter ceux qui n’appellent plus de 115 par lassitude des refus à répétition.
Malgré la pression et la violence constante de l’Etat, nous continuerons de lutter pour vivre dignement.

La Campagne de Réquisition d’Entraide d’Autogestion

Communiqué de presse de la CREA sur l’ouverture et l’expulsion express du 10 rue Blanchard

Les récents rendus de justice déclarant quatre de nos maisons expulsables et les personnes continuant à venir nous rencontrer pour s’organiser avec nous face à leurs problèmes de logement nous ont amenés à ouvrir un nouveau bâtiment.

Le 10 rue Blanchard était vide depuis au moins deux ans et appartient au Conseil Général de la Haute-Garonne. Nous avons investi ce lieu le vendredi 15 mars au soir et en avons officialisé l’ouverture tous ensemble le lundi suivant.

Allaient pouvoir y vivre une vingtaine de personnes laissées à la rue, des espaces auraient été libérés pour des activités collectives, gratuites et émancipatrices. Mais tandis que nous nous attelions à la répartition des espaces et à organiser la vie future du lieu, les keufs, eux, préparaient notre expulsion.

Le mardi 19, en milieu d’après-midi, notre bâtiment était donc encerclé par une vingtaine de CRS nous expulsant et nous contrôlant de manière arbitraire. C’est encore la même équipe de CRS et de RG que nous retrouvons à chaque expulsion, et qui n’ont pas pris la peine de regarder les preuves de la légalité de notre occupation alors qu’un huissier l’avait constaté la veille (rendant ainsi l’expulsion de ce bâtiment illégale).

Que l’on réquisitionne des bâtiments privés ou publics, les proprios, les tribunaux et les flics sont toujours prompts à nous remettre dehors.

Nous continuerons à nous organiser et à libérer des lieux permettant à tous et toutes de vivre comme on l’entend, à l’écart de leur système marchand ou de gestion sociale de la misère.

Tout pour tou-te-s !

Pouvoir au peuple !

Assemblées générales de la CREA :

Les lundi à 14h à la Caillasserie, au 187 rue du Fbg Bonnefoy

Les jeudi à 18h au Centre Social Autogéré, au 2 rue du Fbg Bonnefoy

Un article relatant cette occupation :

http://carredinfo.fr/toulouse-nouvelle-requisition-contre-le-mal-logement-23355/

Justice pour tout-e-s?

Ce lundi 4 mars a été rendu le délibéré (verdict) du procès des
habitants du 159 Chemin Lapujade qui occupent les lieux depuis le 18
novembre 2012 : EXPULSION FERME (dixit la secrétaire de l’accueil du
tribunal d’instance de Toulouse).

Pour rappel, la maison, une belle toulousaine, a été ouverte dans le
cadre de la Campagne pour la Réquisition l’Entraide et l’Autogestion
(CREA). Elle appartient à Jérôme Ducros, gérant de la SCI Lapujade,
filiale du Groupe Immobilier JD Promotion, sponsor du TFC. A sa
première venue, il avait proposé aux habitants de pouvoir rester dans
la maison à condition de laisser faire les visites et d’entretenir le
jardin. Un accord verbal avait eu lieu entre eux et le promoteur, mais
ce dernier, se croyant au-dessus des lois, est revenu sur ses
engagements et a essayé à de multiples reprises de les expulser par la
force et dans la violence. Grâce à la solidarité de la campagne de
réquisition et au voisinage, les hommes de main envoyés par le
propriétaire ont échoué car ils se trouvaient à chaque fois face à une
trentaine de personnes. Par la suite, un dépôt de permis de construire
datant du 28 décembre montre les projets qu’il a pour la maison : la
destruction totale du jardin et la construction d’un ensemble
résidentiel de 25 à 30 logements accolé à la maison. La présence des
habitants freine donc ses projets.

Suite à l’échec de ses méthodes, il a saisi la justice pour que le
juge ordonne l’expulsion sans délai des étudiants, chômeurs, femmes en
galère, travailleurs pauvres qui y habitent.

Ce procès fut une vaste mascarade. La juge à qui ont été soumises les
preuves des pratiques de cet homme d’affaire sans scrupules, a fermé
les yeux, écarté sans raison les arguments des habitants et de leur
avocat.

Le jugement a été ferme : expulsables sans délais. Les habitants se
retrouvent donc de manière imminente à la rue sans autre solution de
logement alors que l’hiver n’est pas encore terminé. Ce ne sont pas
les seules. Chaque vendredi, dans ce tribunal, des locataires, des
personnes qui prennent des maisons et des bâtiments vides se font
expulser sans délai. Le 15 mars approche et des locataires vont être
expulsés de leur logement, et le 31 mars, ce sont des foyers d’accueil
hivernaux qui ferment. Une expulsion n’est pas une banalité. Les
habitants du 159 ne sont pas seuls et ils pourront donc s’organiser
pour avoir à nouveau un logement. D’autres personnes, au contraire, se
retrouvent le jour de l’expulsion isolées sans savoir où elles vont
vivre ou stocker leurs affaires (parfois de toute une vie). Au mois de
septembre dernier, un homme s’est défenestré à l’arrivée de la police
et d’un huissier qui venaient l’expulser !

Eux et les membres de la CREA dénoncent l’hypocrisie de cette justice
bourgeoise et de ses lois qui protègent et favorisent le pouvoir de
l’argent. Encore une fois, les investisseurs, la justice et la
préfecture vont remettre à la rue les plus précaires alors que des
investisseurs tels que Ducros rasent les traces du passé toulousain
pour y construire du logement neuf et impersonnel qui ne sera
accessible qu’aux plus favorisés. Ces pratiques sont favorisées par la
politique d’urbanisme de la ville liée à la construction de la Ligne à
Grande Vitesse et à la croissance économique et démographique de la
ville. La CREA revendique un habitat digne pour tous et que tous
s’organisent face aux hypocrisies de l’Etat et de sa justice.

Des membres de la CREA soutenus par le DAL Toulouse

La Préfecture a encore frappé : pas de trêve pour la campagne « 0 personne à la rue » !

Toulouse, le mardi 22 janvier 2013

La Préfecture de Haute-Garonne continue son plan d’expulsion des familles logées dans les bâtiments libérés par la campagne de réquisition, d’entraide et d’autogestion.

Après le 35 rue du Professeur Jammes le 3 janvier (35 personnes), la carotte du 7 impasse Descouloubre le 15 janvier ( 17 personnes), le Loft 9 Faubourg Bonnefoy le 16 janvier (25 personnes), les campements des bords de la Garonne le 17 janvier ( 20 personnes), c’est aujourd’hui l’expulsion du 29 rue des Champs Elysées.

Alors que le temps est au plus froid (2°c), 18 personnes, soit 3 familles avec personnes âgées et 6 enfants en bas âge, sont remises à la rue. Ils sont embarqués dans des camions et emmenés au restaurant du Ramier. Les enfants n’ont pas pu aller à l’école et leurs affaires sont emmenées dans un garde meuble.

La veille sociale n’était pas au courant de cette expulsion. Aucune solution d’hébergement durable ne leur est proposée, seulement deux nuits d’hôtel payées par une association.

Ces solutions sont très précaires. Les familles prises en charge à l’hôtel suite à l’expulsion du 9, rue du Faubourg Bonnefoy, n’ont plus rien aujourd’hui et elles ont pu avoir un logement grâce à la dernière réquisition de la campagne (2, rue du Faubourg Bonnefoy).

D’autres réquisitions devront donc être envisagées pour éviter une remise à la rue des familles éparpillées par la Préfecture !

En moins de trois semaines, la Préfecture a remis à la rue plus d’une centaine de personnes ! Sa vaste campagne « Tout le monde à la rue » risque de continuer : d’autres familles, femmes en galère, travailleurs pauvres sont sous la menace d’une expulsion imminente.

 Des membres de la campagne de réquisition, d’entraide et d’autogestion

Les expulsés se relogent et ouvrent le nouveau centre social autogéré de Toulouse

Les expulsions ne nous arrêtent pas !

En plein hiver, des bâtiments vides réquisitionnés par des familles, des femmes seules, des travailleurs pauvres, des chômeuses et des étudiantes précarisées sont expulsés par la Préfecture de Haute-Garonne.

Pour prévenir l’expulsion de l’immeuble du 35 rue du Professeur James (immeuble effectivement expulsé le 3 janvier), le 28 décembre, ses habitants, à travers la campagne de la réquisition, ont occupé un bâtiment appartenant à Habitat Toulouse (dirigé par la Mairie) pour s’y loger et créer des espaces d’activités pour les adultes et les enfants (cantine populaire, salle de jeux, cours de français..). Or, cet immeuble a été loué à l’Association Espoir qui assure une mission d’hébergement pour des familles. Loin de s’opposer à ce projet, les habitantes ont rencontré cette association pour trouver ensemble une solution digne pour eux-mêmes et pour les familles qui attendent un hébergement en centre ville.

La campagne de réquisition a proposé une rencontre avec la veille sociale, la Directrice de l’association « Espoir » et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale. Comme à son habitude, cette dernière a refusé cette proposition sur ordre direct du préfet qui en a profité pour lancer un ultimatum aux habitantes : quitter les lieux pour le 16 janvier en échange de l’engagement d’héberger trois familles avec enfants, laissant sur le carreau les autres habitants ! La Préfecture a aussi refusé toute rencontre pour obtenir un moratoire sur les expulsions de squats ouverts à travers cette campagne et enchaîne les expulsions.

Depuis le début de la trêve hivernale, trois bâtiments ont été expulsés remettant à la rue plus de 60 personnes ! 50 autres personnes risquent aussi d’être expulsées dès demain matin !

La Préfecture de Haute-Garonne et la Mairie de Toulouse préfèrent dépenser l’argent public pour :

  • nous remettre à la rue,

  • payer des chambres d’hôtels (souvent insalubres) appartenant à des propriétaires privés,

  • payer des vigiles pour garder des bâtiments vides (ancien Sloli, URSSAF…),

  • n’occuper qu’une partie des bâtiments expulsés (l’ancien CREA dont quatre étages sont inutilisés),

  • murer des bâtiments (Hauts-Murats, rue des jardins….).

Voilà à quoi servent les impôts que nous payons toutes et tous chaque jour !

Depuis quelques jours, nous habitons le 2, rue du Faubourg Bonnefoy. Cet immeuble qui appartient à la Mairie de Toulouse et qui accueillaient des familles avait été expulsé l’été dernier. Depuis, il est vide et son propriétaire a dépensé l’argent public pour payer des vigiles et faire murer le bâtiment, au bas mot 60 000 euros.

Grâce à cette nouvelle réquisition, toutes les personnes remises à la rue ces dernières semaines se sont relogées sans rien attendre de l’Etat . Ellesvont y créer de nouvelles formes de vie basées sur l’entraide et l’autogestion, et mettre en place avec les habitantes du quartier des activités libres et gratuites : cours de langues, fripe, atelier de dessin, d’écriture, de théâtre, de danse, cantine populaire, salle de jeux, boxe, autodéfense juridique, espaces de rencontre, d’apprentissage et d’échange des savoirs…

Nous n’avons pas le choix, nous continuerons de réquisitionner des immeubles tant que des personnes seront à la rue et que la seule réponse apportée par les institutions sera la répression des acteurs de ce mouvement social et l’expulsion des habitantes des bâtiments de la campagne !

Avant de nous parler de réquisitions, que l’État et la Mairie de Toulouse s’engagent à stopper immédiatement les expulsions des personnes qui ont trouvé par elles-mêmes les moyens de se loger sans que ça ne coûte rien à personne !

VIENS NOUS RENCONTRER ORGANISONS NOUS

TOUT POUR TOU.TE.S POUVOIR AU PEUPLE !

Contact presse : 07 53 46 52 32 – creatoulouse [at] squat [dot] netcreatoulouse.squat.net

Les expulsions ne nous arrêtent pas !!!

                                                                           En plein hiver, des bâtiments vides réquisitionnés par des familles, des
femmes seules, des travailleurs pauvres, des chômeuses et des étudiantes précarisées sont expulsés par la Préfecture de Haute-Garonne.

Pour prévenir l’expulsion de l’immeuble du 35 rue du Professeur James (immeuble effectivement expulsé le 3 janvier), le 28 décembre, ses habitants, à travers la campagne de la réquisition, ont occupé un bâtiment appartenant à Habitat Toulouse (dirigé par la Mairie) pour s’y loger et créer des espaces d’activités pour les adultes et les enfants (cantine
populaire, salle de jeux, cours de français..). Or, cet immeuble a été loué
à l’Association Espoir qui assure une mission d’hébergement pour des
familles. Loin de s’opposer à ce projet, les habitantes ont rencontré cette
association pour trouver ensemble une solution digne pour eux-mêmes et pour
les familles qui attendent un hébergement en centre ville.

La campagne de réquisition a proposé une rencontre avec la veille sociale,
la Directrice de l’association « Espoir » et la Direction Départementale de
la Cohésion Sociale. Comme à son habitude, cette dernière a refusé cette
proposition sur ordre direct du préfet qui en a profité pour lancer un
ultimatum aux habitantes : quitter les lieux pour le 16 janvier en échange
de l’engagement d’héberger trois familles avec enfants, laissant sur le
carreau les autres habitants ! Ce bâtiment a été libéré ce matin par les
occupants dans l’intérêt des familles !

La Préfecture a aussi refusé toute rencontre pour obtenir un moratoire sur
les expulsions de squats ouverts à travers cette campagne et enchaîne les
expulsions.* Depuis le début de la trêve hivernale, trois bâtiments ont été
expulsés remettant à la rue plus de 60 personnes ! 50 autres personnes
risquent aussi d’être expulsées dès demain matin ! *La Préfecture ne manque
pas d’humour ! Ce matin, elle décrète le plan grand froid et expulse dans
la foulée le 9, rue du Faubourg Bonnefoy où vivait une trentaine de
personnes, dont des familles avec des enfants en bas-âge. Deux familles se
sont vue proposées deux nuits d’hôtel. Pour les autres, ils doivent se
débrouiller eux-mêmes pour se trouver un logement le 1er jour du plan grand
froid !

La Préfecture de Haute-Garonne et la Mairie de Toulouse préfèrent dépenser
l’argent public pour :

-nous remettre à la rue,
-payer des chambres d’hôtels (souvent insalubres) appartenant à des
propriétaires privés,
-payer des vigiles pour garder des bâtiments vides (ancien Sloli,
URSSAF…),
-n’occuper qu’une partie des bâtiments expulsés (l’ancien CREA dont
quatre étages sont inutilisés),
-murer des bâtiments (Hauts-Murats, rue des jardins….).

Nous n’avons pas le choix, nous continuerons de réquisitionner des
immeubles vides tant que des personnes seront à la rue et que la seule
réponse apportée par les institutions sera la répression des acteurs de ce
mouvement et l’expulsion des habitantes des bâtiments de la campagne !
Avant de nous parler de réquisitions, que l’État et la Mairie de Toulouse
s’engagent à stopper immédiatement les expulsions des personnes qui ont
trouvé par elles-mêmes les moyens de se loger sans que ça ne coûte rien à
personne !

Contact presse : 07 53 46 52 32 – creatoulouse [at] squat [dot] net
creatoulouse.squat.net

Un promoteur immobilier envoie des hommes de mains pour remettre des galériens, des familles et des enfants à la rue!

Communiqué de presse envoyé le 26 décembre à la dépêche du midi, teletoulouse, 20 minutes, métro, libetoulouse, france 3 région, afp

 

Aujourd’hui, mardi 25 décembre 2012,  les habitant-e-s du 159, chemin Lapujade, en plus d’être menacées d’expulsion illégale, sont menacées physiquement. Ces habitants n’ont aujourd’hui pas d’autre choix pour se mettre à l’abri que d’occuper des maisons laissées vides par les propriétaires ou institutions publiques préférant ainsi spéculer sur que ce qui n’est pour eux qu’un bien immobilier de plus. Nous réaffirmons comme nous le faisons depuis vingt mois dans la campagne 0 personne à la rue qu’il n’y a pas d’autre possibilité aujourd’hui que de s’auto-organiser contre ces pratiques laissant adultes et enfants à la rue.

 

Depuis plus de 5 ans, la maison du 159, chemin de Lapujade éait inhabitée et a été rachetée par un promoteur immobilier (la SCI LAPUJADE gérée par M. Jérôme DUCROS possédant aussi la société JD PROMOTION) d’une manière douteuse dixit les anciens propriétaires, associations de quartier et voisins. Dans le quartier, des voisins soutiennent la démarche et le petit-fils de l’ancien propriétaire est passé nous voir pour nous dire qu’il était ravi de revoir de la vie dans cette maison anciennement menacée de destruction par son propriétaire.

 

Depuis quelques semaines, alors que la vie reprend ses droits, les menaces se font de plus en plus présentes et mettent vraiment en danger les habitants dont un couple avec deux jeunes enfants et un couple avec une femme enceinte de sept mois. Jeudi dernier, trois hommes sont entrés par la force dans la maison et ont menacé une mère qui était seule avec ses deux enfants.

Les habitant-e-s sont toujours encore l’objet de menaces (envoi de cocktails molotov sur la maison, menaces de viols envers des femmes, menaces de violenter hommes, femmes et enfants qui se trouvent encore dans la maison, menace de séquestration…)

La violence de la rue ne suffit-elle pas ? Faut-il en plus rajouter à cela violence de pratiques mafieuses faisant appel à des hommes de mains ?

Nous détenons les preuves de ces pratiques insupportables (photos, enregistrements, bout de papier laissé sur les lieux après l’agression mentionnant qu’ils sont les “neveux du propriétaire et leur numéro de téléphone”, témoignages des voisin-e-s du quartier,…).

Si vous n’êtes pas d’accord avec les pratiques de M. Ducros, nous vous invitons à lui écrire au siège social de ses sociétés (SCI LAPUJADE & JD PROMOTION, 20, rue André Vasseur, 31 200 TOULOUSE) ou à son siège commercial (44, place bachelier – 31 000 Toulouse) de téléphoner au siège social de ses sociétés (05 61 630 200/ 05 61 62 15 00) ou lui envoyer des mails (metropoles [dot] medias [at] wanadoo [dot] fr).

Ces habitant-e-s ne comptent pas céder à ces pressions et continuent de vivre sur le lieu qui est un espace libre et ouvert sur le quartier où vous pouvez venir vous investir, apporter ce que vous n’avez plus besoin ou encore discuter, échanger sur la campagne et les nouvelles formes de vie collective que nous essayons de mettre en place sur la base de l’entraide et de l’autogestion.

Les habitants du 159, chemin Lapujade et des membres de la campagne 0 personne à la rue

Le PS poursuit avec ardeur (et délectation?) le travail de ses prédécesseurs.

Contactée par nos soins plusieurs fois pour entamer un dialogue sur la trêve hivernale, la Préfecture de Haute-Garonne à donné sa réponse jeudi 20 décembre.

En plein hiver, sous la pluie et à quelques jours de Noël, elle n’a pas hésité à ordonner l’expulsion du 40 rue Béteille où vivaient 6 personnes en grande précarité.

Si la trêve hivernale pour les squats n’est pas un mythe, ni même les interdictions de couper l’électricité en plein hiver, il est clair que le PS s’en fiche et poursuit avec ardeur (et délectation ?) le travail de ses prédécesseurs.

Plusieurs autres bâtiments où vivent des familles avec enfants, des personnes malades ou handicapées et en grande précarité sont eux aussi menacés d’expulsion.

On remercie la préfecture pour ce joyeux Noël…

Face à toutes les expulsions, autodéfense populaire !

Suite à l’expulsion du Centre Social Autogéré du 22 rue Demouilles le lundi 8 octobre, la centaine d’habitant-e-s et la Campagne pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion se sont de nouveau retrouvés à la rue. Cet immense bâtiment, laissé vide depuis 6 ans, est donc retourné au silence après un mois de vie, d’expériences, d’activités diverses et de rencontres. C’est un hélicoptère du GIPN et 200 flics qui sont venus nous expulser et nous en arracher. A Notre-Dame-des-Landes, depuis plusieurs semaines, sur les terres ciblées pour le projet d’aéroport de Vinci à Nantes, c’est plus de 1000 keufs et trois hélicos qui tentent de virer et raser tous les lieux occupés, et ça, pour la modique somme d’un million (1 000 000!!) d’euros.

Ailleurs en France, différents collectifs se mobilisent, s’organisent et agissent sur les questions de logement. A Paris, un nouveau bâtiment vide depuis un an a été ouvert par le Collectif des mal-logés acharnés et certain-e-s du 260 rue des Pyrénées (38 rue des bois – 19ème), c’est une trentaine d’habitant-e-s qui en ont été sauvagement expulsé-e-s dans la soirée du 22 octobre. A Nantes, le collectif Précarité 44 a réquisitionné un bâtiment public samedi 14 octobre, qui a été expulsé depuis. A Grenoble, le collectif du 22 rue des Alpes a aussi ré-ouvert à deux reprises, le second bâtiment tient, il vit et devient un espace d’habitation collective pour des demandeurs d’asile.

Dans le cadre du week-end d’action nationale du 13 au 15 octobre, on est allé faire mousser une fontaine du centre-ville, histoire d’apporter notre contribution à l’opération “Toulouse ville propre”. Le principal objectif de cette nouvelle politique locale ? Aseptiser nos rues, notamment en virant les habitants dits “indésirables” des quartiers populaires à travers, entre autres, les Grands Projets de Ville (GPV).
L’un d’eux s’attaque justement au quartier Bonnefoy : la ligne grande vitesse (LGV) doit y passer, la gare sera aménagée pour accueillir des TGV hors de prix, et le quartier réhabilité pour y attirer bobos, cadres et autres friqués. Et les gens du quartier ? Pour eux commencent déjà les expropriations, bientôt ce sera les expulsions, sans parler des coups de pressions quotidiens. Ce grand projet industriel et urbain est décidé et mené par une poignée d’individu-e-s au pouvoir, pour leurs seuls profits, et avec le plus grand mépris pour les gens qui vivent là. A certains endroits, comme face au TAV (train à grande vitesse italien) dans le Val di Susa ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, de nombreuses personnes s’insurgent et se rencontrent pour organiser la lutte.

Contre Vinci et son monde, ce dimanche des membres de la CREA et du collectif 31 de soutien à la ZAD ont offert le péage autoroutier aux usagers en le bloquant à l’arrivée de Bordeaux et Paris!

Si l’État prétend manquer de fric pour assurer un logement à chacun-e-s, il en trouve facilement lorsqu’il s’agit de foutre des gens dehors et de policer les villes. Que ce soit au travers de vastes opérations quasi-militaires, dans la violence quotidienne des expulsions ou la présence de keufs à chaque coin de rue. La guerre aux pauvres et à tous ceux qui s’organisent est déclarée, l’État expulse à tour de bras et le plus rapidement possible.

Pour une expulsion, six ouvertures !

Aujourd’hui la CREA c’est donc neuf bâtiments, dont six nouveaux ouverts et libérés en un mois principalement dans le quartier de Bonnefoy. Parmi ces bâtiments, certains appartiennent à des particuliers (propriétaires de bâtiments vides, qu’ils n’habitent pas). L’État et le capitalisme fabriquent et gèrent la misère, ils expulsent sans cesse, nous n’avons pas le choix de crever à la rue. Lorsque ce mouvement populaire réquisitionne des bâtiments, il les rend en fait libres et ouverts pour toutes et tous. En revanche c’est bien la mairie qui préempte les bâtiments de Bonnefoy (qu’elle rachète à prix cassés) et qui a commencé à expulser les habitants des quartiers qu’elle veut nettoyer (Ramier, Bagatelle, Reynerie, Mirail…) pour faire de Toulouse une “capitale européenne”. C’est encore l’État qui nous a expulsé – une centaine de personnes et d’enfants – du bâtiment de l’URSSAF, 22 rue Demouilles, pour laisser ces 5400 m2 vides. Prenons-nous en aux responsables de la misère, pas à celles et ceux qui la subissent.

Et l’État ne lésine pas non plus sur les moyens pour rendre ces lieux à des propriétaires qui les laissent vides et morts. Plusieurs de ces bâtiments sont déjà expulsables. La trêve hivernale nous sera-t-elle appliquée ou la Préfecture va-t-elle encore nous refoutre à la rue en plein hiver? Unissons-nous et organisons-nous pour empêcher ces rapaces de détruire nos vies et nos territoires.

Venez prendre la ville avec nous lors de la grande manifestation contre toutes les expulsions à Toulouse, le samedi 17 Novembre (départ à 14h, St Cyprien République)
suivie d’une assemblée populaire (9 rue du faubourg Bonnefoy)

SOLIDARITE AVEC LES COLLECTIFS DE PARIS, NANTES,
GRENOBLE, CAEN, LA ROCHELLE, MONTPELLIER, TOURS,
LA ZAD ET LES NO-TAV !!

TOUT POUR TOU-TE-S !
POUVOIR AU PEUPLE !

La Campagne pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion (CREA)

creatoulouse [at] squat [dot] net
creatoulouse.squat.net

Nouvelle réquisition à Paris par les collectifs du 260 rue des Pyrénées

Après l’occupation du 260 rue des Pyrénées, on continue !

C’est la crise, partout on nous le dit et tous les jours on la ressent. Mais pour certains ça fait longtemps que c’est la crise, la crise du quotidien : s’entasser dans un logement trop petit et insalubre, se faire expulser parce qu’on a perdu son taf, prendre un crédit revolving parce qu’on est sans sous dès le début du mois, courir dans les transports en communs pour aller faire 2 heures de boulots par-ci par-là pour un quart de smic, se faire enlever ses enfants parce qu’on a nulle part où habiter, se faire refuser une demande de HLM parce qu’on est sans-papiers, se faire radier du Pôle emploi et perdre ses allocations, se faire contrôler chez soi par un agent de la CAF et devoir se justifier d’arriver à survivre, etc. Et à ça les projets de loi Duflot sur le logement n’y changeront rien.

Face à cela, des collectifs de mal logés, de chômeurs, de précaires, des collectifs contre la restructuration urbaine et contre les expulsions agissent, pour certains depuis plusieurs années, pour arracher des droits, arracher des logements, empêcher des expulsions. Depuis quelques mois, ces collectifs ont décidé de se coordonner au sein d’une assemblée ouverte à toutes et à tous.

L’année dernière, cette assemblée a décidé d’occuper des immeubles vides pour arracher collectivement les moyens de se loger, de s’organiser, de vivre et de lutter. Après plusieurs tentatives nous avons réussi à occuper un ancien centre d’hébergement social, vide depuis mai 2010, situé au 260 rue des Pyrénées dans le 20ème à Paris. Cet immeuble où vivent de nombreuses familles est jugé expulsable depuis quelques jours. Nous avons décidé de ne pas attendre d’être à la rue pour agir ! C’est pourquoi nous avons immédiatement trouvé un autre immeuble, situé au 38 rue des bois, dans le 19ème arrondissement. Cet immeuble, vide depuis 1 an, appartient à la SIEMP. La SIEMP (société d’économie mixte), sous couvert d’éradiquer l’insalubrité dans Paris pour le compte de la mairie, reconstruit des logements dits sociaux et sélectionne ses habitants par les revenus, excluant les plus nécessiteux d’entre nous.

La porte était ouverte, nous avons décidé de rentrer et d’y poser nos bagages. Une vingtaine de personnes dont des familles s’y sont installées.

Nous ne sommes pas seul.e.s, à Toulouse depuis des mois des mal logés, squatteurs et travailleurs sociaux s’organisent pour occuper des bâtiments vides. Les habitants du CREA (collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion), ont occupé une quinzaine d’immeubles.

nous contacter : mallogesacharnes [at] riseup [dot] net 

 

Edit: le lundi 22 octobre, le bâtiment a été expulsé à grand renfort de keufs, de pompiersflics et autres nervis de la préfecture. Le lien, c’est par là:

https://paris.indymedia.org/spip.php?article11985