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vendredi des enfants de la CREA (29.08.14)

gosses ap2p

Salut,

les enfants de la CREA font une grosse teuf et une bouffe et des danses qui sont trop cool peut-être,

au lieu de la CREA (l’AP2P, 23 rue Casanova )

Vendredi 29 aoùt 2014 (ouverture du bar à 18h, repas à prix libre à 20h)

- L’argent récolté ira pour la caisse des enfants

- On recherche des fournitures scolaires pour la rentrée si vous avez, à déposer toute la semaine à l’AP2P

Gros bisous,

les enfants de la CREA

l’AP2P, le nouveau lieu d’auto-organisation et d’activités de la CREA

Photo0437Salut, bien ou quoi ?
L’A.P.2.P (All Power to the People) est un lieu collectif occupé depuis début Juillet 2014 par la CREA (Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion).

Il y a des habitant.e.s et déjà pas mal d’activités libres et gratuites, ouvertes à tout le monde (cantine populaire, projections, bar solidaire, ateliers langues, studio de répèt etc..)

Ce bâtiment était vide depuis 3 ans, son propriétaire veut le détruire pour construire un immeuble de 20 studios…

Nous nous auto-organisons entre galérien.ne.s, sans chef et sans subventions, pour réquisitionner les bâtiments vides et nous entraider face à toutes les formes de misères.

Viens nous rencontrer et peut-être participer

Tout pour Tout.e.s – Pouvoir au Peuple !

Assemblées Générales Lundi 14h
Jeudi 18h

Nouveau lieu pour les activités et les AG: l’AP2P 23, rue Casanova

 

Photo : La CREA kif vous annoncer le retour des vendredis de la solidarité et de tous les ateliers au nouveau lieu d'habitations et d'activités l'AP2P (All Power To the People - 23 rue Casanova, Toulouse ). </p><br />
<p>Dès ce mercredi 13 aoùt :<br /><br />
- cantine populaire à 12h<br /><br />
- ouverture du bar à 17h<br /><br />
- projection du film "Malcom X" à 20h</p><br />
<p>Ce vendredi 15 aout :<br /><br />
18h cantine populaire, bar et concert de jazz New Orleans ! </p><br />
<p>Rejoignons-nous, organisons-nous,<br /><br />
Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple !La CREA kif vous annoncer le retour des vendredis de la solidarité et de tous les ateliers au nouveau lieu d’habitations et d’activités l’AP2P (All Power To the People – 23 rue Casanova, Toulouse ).

AG ouvertes à toutes et tous, lundi 14h et jeudi 18h, com d’hab

Dès ce mercredi 13 aoùt :
- cantine populaire à 12h (prix libre)
- ouverture du bar à 17h
- projection du film “Malcom X” à 20h

Ce vendredi 15 aout :
18h cantine populaire, bar et concert de jazz New Orleans !

Rejoignons-nous, organisons-nous,
Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple !

Communiqué de la CREA du 19 juin (après un long moment de silence)

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Nous rédigeons ce communiqué presque deux mois après l’expulsion spectaculaire des maisons ouvertes à la Roseraie et notre départ sous pression du centre social autogéré de Jean Rieux.
Depuis, il a fallu nous organiser pour que chaque personne retrouve un toit, pour nous re-déter’, et imaginer la suite de ce mouvement.

Grâce à la solidarité de plusieurs squats et collectifs, nous avons pu faire face à l’urgence pour nous héberger, et trouver un lieu d’accueil où continuer à nous réunir et à nous organiser.
Nos assemblées se tiennent depuis au local de la CNT (18 avenue de la Gloire) en attendant de retrouver un autre centre social autogéré.
Une nouvelle maison a vu le jour et une procédure vient d’être lancée par l’agence gestionnaire des lieux.
Nous avons fêté nos 3 ans malgré tous ces événements. Des collectifs amis nous ont rejoint dans ce moment pour partager nos expériences. Ce fut surtout l’occasion de nous retrouver, de se redonner de la force.

La galère continue et nous sommes toujours en recherche de lieux pour se loger et s’organiser.
Des procès sont en cours à l’encontre de plusieurs d’entre nous sous divers prétextes : violations de domicile, dégradations, violences sur agents…
Par ailleurs le camarade atteint par un tir de flashball au visage lors de l’expulsion du 21 avril a été opéré et s’en tire avec des séquelles. Il a porté plainte et nous le soutenons dans cette démarche qui vise à répondre à ce qu’il a subi et à faire le lien avec toutes les autres formes de répression qui nous harcèlent, nous, comme tant d’autres galérien-e-s, pauvres, sans-papiers, révolté-e-s…

Révolté-e-s, il y a des raisons de l’être lorsque le nouveau maire réactionnaire de Toulouse mène une campagne acharnée contre toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans sa vision aseptisée de la ville. Cela ne nous étonne pas plus, tant sa politique n’est que le prolongement des politiques ultra-sécuritaires des dernières années (de droite comme de gauche) se dirigeant tout droit vers une nouvelle forme de fascisme.
Mal-logé-e-s, précaires du marché d’Arnaud Bernard, prostituées, zonards… la chasse aux pauvres s’accentue et la mairie comme la préfecture ne semblent avoir de compte à rendre à personne.

En ce qui nous concerne, nous constatons que la situation empire, que de plus en plus de personnes sont dans la galère et que l’État fournit de moins en moins de ses « pansements » qui simulent un semblant de préoccupation.
L’auto-organisation reste la seule option pour trouver nous même les solutions à nos problèmes.
Nous reconnaître, tisser des liens entre nos initiatives, nous entraider et affirmer notre détermination à ne pas nous laisser écraser, humilier, balader par ces politicards qui vivent dans un autre monde.

Nous appelons à rejoindre la manifestation inter-précaires du 28 juin afin de rappeler que la ville nous appartient également. Toutes celles et ceux qui veulent nous soutenir peuvent venir aux assemblées générales les lundi à 14h et jeudi à 18h et balancer les adresses des lieux vides.

Nous voulons un toit, nous voulons du pain, nous voulons la dignité et la liberté…
Et nous savons que nous n’aurons que ce que nous prendrons.
Solidarité avec toutes celles et ceux qui se battent pour leurs droits.

Pouvoir au peuple !

Communiqué de soutien du Dilengo (Centre social autonome, Ivry)

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Communiqué de soutien à la CREA
(Par le Centre Social Autonome Le Dilengo, en Français, Roumain et Arabe)Communiqué de soutien
à la campagne pour la réquisition l’entraide et l’autogestion (CREA) de ToulouseDepuis trois ans, les membres de la CREA tentent de vivre et de s’organiser librement contre la misère d’un système économique défaillant. A partir d’avril 2011, la CREA a ouvert des dizaines d’immeubles et maisons vides afin que des personnes à la rue puissent y loger. Aujourd’hui, plus d’une centaine de personnes vivent heureux et décemment dans plusieurs bâtiments. Pour l’État, il s’agit d’écraser une initiative d’autogestion populaire qui échappe aux grands partis et associations qui gèrent « la crise ». Ce lundi 21 avril 2014, l’État avec son “nouvel ordre sécuritaire” a donc encore frappé à Toulouse. Après avoir pénétré dans une maison du quartier de la Roseraie, la police a courageusement jeté à la rue une bande de malfaiteurs : des familles avec leurs enfants, des précaires, des travailleurs et des étudiants pauvres appartenant à la CREA.

Nous dénonçons la brutalité de la police et son utilisation spectaculaire indiqué dans un communiqué par la CREA (1) : “plus d’une centaine de policiers de corps différents, une quinzaine de camions, brigades des CSI, BAC, Police nationale, gardes-mobiles, renseignements généraux, lorsqu’au même moment le gouvernement se pavane vulgairement dans les médias en parlant de « plans d’économies » et de « gestion sociale » du pays.”

Nous dénonçons la brutalité de police et ses pratiques criminelles. Les tirs de flash-ball dans les visages ont encore défiguré un jeune toulousain. De plus, plusieurs autres personnes ont été blessées au visage après avoir été tabassées, poursuivies et harcelées dans les rues. Il ne s’agissait pas là d’une première fois, les membres de la CREA sont régulièrement réprimé-e-s par une police qui n’a rien d’autre à faire que d’exercer ses techniques de violence sur eux. Pour le seul tord de vouloir garder un toit au-dessus de leur tête, d’avoir une maison pour eux, elles, et leurs enfants.

Nous dénonçons les méthodes autoritaires employées par l’État contre nos ami-e-s toulousain-e-s, et appelons l’ensemble de la population à se préoccuper de tels agissements du pouvoir : arrestations accompagnées d’interrogatoires, de coups et blessures gratuites, et suivies de poursuites judiciaires. Main dans la main, la Préfecture PS, et la nouvelle mairie de droite pilotée par Jean-Luc Moudenc, ont décidé de taper encore plus fort sur des gens simples, animés par des principes d’entraide et qui n’ont pas renoncé à construire une vie collective et digne. Le capitalisme sécuritaire essaie de tirer profit des désordres qu’il provoque. La « sécurité » est l’argument principal des grands partis à chaque élection, mais aucun n’arrive pas à régler le problème du logement.

Dans la France individualiste et raciste de Manuel Valls, sur le territoire des grandes puissances impérialistes comme dans le monde colonisé, les résistances politiques, sociales et économiques se multiplient, s’étendent et se rencontrent. Elles attaquent les logiques de marchandise, les logiques de polices et les logiques de frontières. Les contradictions liées à l’accumulation illimitée de pouvoirs et de profits condamnent les classes dominantes à l’extension des révoltes.

A Ivry-sur-Seine comme à Toulouse et partout où il le faudra:

Tout pour tout-e-s ! Pouvoir au peuple !

Les habitants du Centre social autogéré li Dileñgo

Ivry-sur-Seine, 27/04/2014

(1) http://creatoulouse.squat.net/

Suport de presă
campania pentru rechiziționarea reciproc si auto-gestionare (CREA) Toulouse

Timp de trei ani , membrii CREA încearcă să trăiască și să organizeze în mod liber față de mizeria a unui sistem economic care nu a reușit. Din aprilie 2011, CREA a deschis zeci de clădiri și case goale astfel încât oamenii de pe stradă să poat găzdui. Astăzi, mai mult de osuta de locuitori traiesc bucurosi în clădiri și au un trai decent. Pentru stat, aceasta este zdrobire, o inițiativă, de sine populară care scapă partide majore și asociații care gestionează “criza”. Lunia acesta douăzeci și unu april 2014, statul cu “noua ordine de securitate” de-a lovit din nou in Toulouse. După intrarea in casă în cartierul Rose Garden, poliția a aruncat cu curaj în stradă o banda : familiile cu copii, locuri de muncă precare și elevii săraci aparținând CREA.

Noi denunțăm brutalitatea poliției și utilizarea sa spectaculoasă a spus într-o declarație de CREA (1) : “Mai mult de o sută de polițiști de diferite corp, cincisprezece camioane, brigade CSI, LAC, paznici naționale de poliție si mobil, informații generale, atunci când, în același timp, guvernul se plimbă frecvent în mass-media, vorbeste despre “planuri de economii” și “managementul social” a țării.”

Noi denunțăm brutalitatea poliției și practici criminale. Trăgând Flash -ball în fața încăt a desfigurat un tănăr din Toulouse. În plus, mai multe alte persoane au fost rănite în față după ce au fost bătute, judecate și hărțuite pe străzi. Acesteea nu a fost acolo pentru prima dată, membri ai CREA sunt reprimate în mod regulat de către poliție nu are nimic altceva de făcut decât să-și exercite violență tehnic pe ele. Pentru vina de-a păstra un acoperiș deasupra capului lor, de a avea o casă pentru ei, elle, și copiii lor .

Noi denunțam metodele autoritate utilizate de către statul împotriva prietenilor noștri din Toulouse, și facem apel la întreaga populație să vă faceți griji cu privire la astfel de acte de putere însoțite de arestări interogatorii, bătăi și leziuni gratuit, și a urma urmăririi penale. Mână în mână, Prefectura PS, și noua primărie drept, condus de Jean-Luc Moudenc, a decis să lovescă mai tare pentru oameni care nu au renuntat la solidaritate, inspirati de principiile ajutorului reciproc și care nu au renunțat la acumularea vieții colective și demnă.
Capitalismul în condiții de siguranță încearcă să profite de tulburări provocate din. “Securitat “, este argumentul principal dintre cele mai importante partide din fiecare alegeri, dar nici unul nu a reușit să rezolve problema locuințelor .

În individualist și rasist Franța Manuel Valls, pe teritoriul marilor puteri imperialiste ca în lume colonizată, creșterea rezistenței politice, sociale și economice, să extindă și multiplie si să întlneasă. Ei ataca logica petei, logica politiei, și logica frontierei. Contradicții legate de acumularea nelimitată a puterilor și a profiturilor condamna clasele dominante în extinderea revoltelor .

Un Ivry- sur-Seine în calitate de Toulouse și ori de câte ori el va fi :
Totul pentru-e-uri !
Puterea poporului !

Centrul Social Autonomă li Dileñgo
Ivry- sur-Seine
27/04/2014

(1) http://creatoulouse.squat.net/

بيان دعم و مساندة لCREA تولوز

CREA التجمع من أجل التسخير والتعاون و التسيير الذاتي

منذ ثلاث سنوات يحاول أعضاء CREA العيش منظمين ومتحررين من بؤس النظام الاقتصادي الفاشل.. من شهر أفريل 2011 قامت CREA بفتح عشرات المباني والمنازل الفارغة لمساعدة المعوزين الذين لا يجدون سقف يقيهم البرد القارص ولهيب الشمس، اليوم يوجد أكثر من مائة شخص يعيشون بسعادة ،هناء و طمأنينة في العديد من المباني.

تحاول الدولة سحق المبادرة الشعبية الذاتية التي لاتخضع لسيطرة الجمعيات و الأحزاب، رجال مطافئ الأزمة الاقتصادية . فقد ضرب “نظامها الأمني الجديد” هذا الاثنين 21 أفريل 2014 بيد من حديد مرة أخرى في تولوز. بعد تمكنها من دخول منزل في حي حديقة الورود) Roseraie ( استطاعت الشرطة فعل مهزلة أخرى تضاف إلى تلك المهازل المتكررة فألقت في الشارع العشرات من العائلات والأطفال،عمال بسطاء ذوي الدخل المحدود الذي لايكفي لسد رمق العيش وطلاب علم فقراء ينتمون إلى CREA.

إننا نستنكر وحشية الاعتداء وطريقة استعراض العضلات التي تمارسها الشرطة في حق هؤلاء الأشخاص وذلك عقب البيان الصادر عن CREA (1) والذي جاء فيه أن أكثر من مئة رجل شرطة من مختلف الفرق الأمنية:شرطة التدخل السريع، الشرطة القضائية،الشرطة العمومية ،شرطة الاستعلامات العامة مدعمين بخمسة عشر شاحنة مدرعة، في الوقت نفسه الحكومة عبر وسائل الإعلام تتحدث عن “خطط الادخار” و “الإدارة الاجتماعية للبلاد “.

إننا نستنكر وحشية الشرطة والممارسات الإجرامية التي أوقعت عدة إصابات بينهم واستعملت الرصاص المطاطي مصيبة احدهم بجروح بليغة في الوجه وقامت بقمع المدنين العزل، متابعتهم قضائيا ،مضايقتهم و التحرش بهم في الشارع، ليست المرة الأولى التي تتعرض فيها CREA وأعضائها إلى هذه الممارسات الوحشية من قبل شرطة شغلها الشاغل قمعها ، لأنها تحاول مساعدة و توفير سقف لهؤلاء لحمايتهم هم و أطفالهم.

نشجب الأساليــــب الاستبدادية التي تستخدمها الدولـــــة ضد أصدقائنا في تولوز، وندعو جميـــع السكان للقلق بشأن هذه الأفعال :الاعتقالات، اللإستجوابات ،الإصابات و المتابعات القضائية. اليد في اليد تقوم المحافظة PS و البلدية اليمينية بقيادة Jean-Luc Moudenc باتخاذ قرارات للضرب بقوة مرة أخرى الناس العاديين المعوزين الذين يحاولون إنشاء مجتمع خاص يقوم على مبدأ المساعدة و الحياة الاجتماعية الكريمة.

تحاول الرأسمالية الاستفادة من الاضطرابات وتوظف الأحزاب الرئيسية ورقة الأمن في برامجها الانتخابية في كل موعد دون الوصول لحل مشكلة السكن .

في فرنسا مانويل فالس العنصرية و الفردية، في أراضي القوى الامبريالية الكبرى كما هو الحال في العالم المستعمر ، تتزايد أشكال المقاومة السياسية و الاقتصادية و الاجتماعية، مهاجمة منطق السوق ، الشرطة و الحدود المغلقة. التناقضات الناجمة عن تراكم غير محدود للسلطات والأرباح ستجعل الطبقات الحاكمة مرتعدة الفرائص أمام توسع و انتشار الانتفاضات الشعبية.

في أيفري سور سين ، تولوز و كل العالم : السلطة للشعب!

سكان المركز الاجتماعي لتسيير الذاتي li Dileñgo أيفري سور سين (Ivry-sur-Seine)

2014/04/27 (1) http://creatoulouse.squat.net/

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Festival des 3 ans de la CREA

final one

Communiqué de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion du 23 Avril 2014

A Toulouse, depuis plus de trois ans nous, familles avec enfants, étudiant.es précaires, travailleur.euses.s pauvres, galériens.nnes privé.e.s de papiers, réquisitionnons des bâtiments vides privés et publics pour nous loger, nous organiser et vivre selon nos propres moyens et nos propres besoins. Dans cette même logique, depuis plus de trois ans, insoumissibles aux logiques de l’Etat, du capital, et des politiques bourgeoises nous refusons de laisser organiser les conditions de notre misère et notre exploitation.

C’est ainsi, que lundi 21 avril, nous, habitant.e.s et soutiens du Centre Social Autogéré du 57 avenue Jean-Rieux étions obligé.es de rendre les clefs du bâtiment réquisitionné depuis octobre 2013 après que Mr Jean-Luc Moudenc, nouveau maire ressuscité de la droite toulousaine, ait personnellement « prié » le propriétaire de nous expulser sous menace d’un carnage policier. Il est clair que dans la logique de la Justice et que dans l’obsession personnelle et maladive de Mr Moudenc de « nettoyer sa ville », les intérêt des pauvres et leurs organisations ne valent rien.
C’est ainsi bien conscient de cela, que nous avions ouvert par nécessité, quelques jours auparavant, deux nouvelles réquisitions à la Roseraie que nous venions d’officialiser.

Mais dès dimanche soir et ce jusqu’à l’expulsion, se sont succédés autour de ces deux maisons : vrais et faux propriétaires, renforts massif d’agents immobiliers, policiers divers et variés s’étant tous accorder sur le même discours : notre impossibilité à rester dans les lieux quelque soient nos droits et nos déterminations. Le dispositif s’accélère le lundi après-midi lorsque nous nous trouvions à l’intérieur des bâtiments. Fort d’une plainte fallacieuse et illusoire pour violation de domicile déposée par les propriétaires, les renseignements généraux ont, dans un premier temps, tenté d’interroger plusieurs personnes identifiées de la CREA. Bredouilles, ils repartent pour mieux revenir une heure après accompagnés de plusieurs camions de CRS bloquant la rue et ordonnant l’expulsion immédiate et illégale des bâtiments, sans solution de relogement.
Après discussion, nous nous décidons à sortir des maisons, avec nos affaires et sans que personne ne soit embarqué, à qui serait intimé l’obligation de répondre de la plainte du propriétaire.
Une heure plus tard, nous nous trouvons tous dehors: habitant.tes, entourés de nos soutiens et de nombreux voisin.e.s. lorsque le lourd dispositif policier finit de se mettre en place. Nous nous interrogeons encore sur l’impressionnant arsenal mis en œuvre : plus d’une centaine de policiers de corps différents, une quinzaine de camions, brigades des CSI, BAC, Police nationale, gardes-mobiles, renseignements généraux, lorsqu’au même moment le gouvernement se pavane vulgairement dans les médias en parlant de « plans d’économies » et de « gestion sociale » du pays.
Nous déménageons nos affaires lorsque la BAC décide d’interpeller quelqu’un identifié comme « responsable ». En plus de la violence de l’intervention, s’en suit un déluge de coups de la part des tous les policiers : gaz lacrymos, tir de grenade dispersive, tir tendu de flash-ball au visage. Un autre camarade s’est écroulé au sol, se faisant secourir et transporter à l’hôpital par les voisin.e.s. Touché en pleine face, plus de la moitié des os de son visage ont explosé. Plusieurs personnes ont été blessées, et la chasse à l’homme dure plusieurs heures. De plus, quatre personnes ont été interpellées, une est toujours en garde-à-vue ce mercredi matin et une cinquante de personnes se retrouvent à la rue du fait de l’acharnement de la Mairie et de la Préfécture.

Nous adressons donc un message au nouveau maire de Toulouse et à tous ceux qui partagent ses idées et intérêts : les pauvres ne disparaissent pas à coups de tonfa magique. Les surveillances, contrôles, expulsions, répressions ne font au’ accroitre nos déterminations à ne pas nous résigner au jeu des pouvoirs publics de droite comme de gauche, et à choisir pour et par nous-mêmes nos conditions d’existence. Des bâtiments sont vides, des gens sont à la rue : réquisitionnons ce qui à été construit par le peuple pour loger le peuple.

Ici et maintenant, rencontrons-nous, organisons-nous.
Tous pour Tou.tes
Pouvoir au peuple

Rassemblement devant le C.R.A, samedi 19 avril à 12h

Notre ami, Nabil, jeune tunisien, risque l’expulsion d’un moment à l’autre.
Il est en ce moment détenu au centre de rétention de cornebarrieu.
Installé en France depuis plusieurs années, il a tout ici, ses amis, un travail, des projets…

Lundi dernier, la police a essayer de l’expulser vers la Tunisie, nous étions nombreuses et nombreux à le soutenir à l’aéroport en essayant de convaincre les passagères et passagers du vol de s’opposer à cette expulsion. Il a refusé d’être embarqué et a été ramené au CRA après avoir été malmené.
Une nouvelle tentative peut avoir lieu n’importe quand.

Nous comptons le soutenir jusqu’au bout pour empêcher son expulsion et sommes déterminé-e-s tout comme lui à ne pas laisser faire cette situation insupportable qui le touche lui aujourd’hui comme des centaines d’autres tous les jours.

Les conditions de vie au CRA sont désastreuses et on nous en fait écho de l’intérieur. Face à ces violences institutionnelles : humiliations, violences diverses, nourriture périmée… chaque acte de résistance doit être soutenu.

Nous appelons à nous mobiliser autour de Nabil pour obtenir sa libération, nous appelons à exprimer notre solidarité avec tous les prisonniers et toutes les prisonnières du CRA ainsi qu’à toutes les personnes privées de papier et exploitées, traquées, maltraitées par l’administration policière de ce pays, par le racisme banalisé et instrumentalisé par l’Etat français, les politicards et tous leurs alliés.

Solidarité avec Nabil, liberté pour lui, liberté pour toutes et tous.

(RDV à 11h30 sur le parking intermarché à côté, pour partir ensemble vers le CRA.)

nouveau clip: un automne à la CREA

Bilan d’un automne 2013 où comme toute l’année, la CREA se tape et fait face à toutes les formes de misères et de répressions !

https://www.youtube.com/watch?v=4ufC2zmWipg

Festival de la Caisse Noire

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chkon homa chkon homa loezara r3awi chkon hnya chkon hnaya wlad cha3b lmhgorin

chkon homa chkon homa loezara r3awi chkon hnya chkon hnaya wlad cha3b lmhgorin

 

 

(Dédicace à nos camarades prolétaires du Maroc du mouvement du 20 février qui en ont marre de ce système ! Traduction : Qui sont-ils ? Qui sont-ils ? Les Ministres qui toujours exploitent. Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Les enfants du peuple qui se font toujours réprimer)

 

 

Le 18 décembre, à 8h30 du matin deux camions, trois voitures de police, 3 camions de déménagements, trois ouvriers de la société DEM (habituée à collaborer avec la police pour expulser les squats) et une vingtaine de policiers sont venus remettre à la rue des galériens, une femme enceinte et une famille avec un enfant de 6 mois. Ils ont voulu casser la porte d’entrée au bélier alors que l’enfant dormait encore. C’est le père qui a demandé d’arrêter de faire du bruit. « Réveillez le bébé, il faut sortir dehors ! », répond la police. Un autre veut rentrer chez lui pour reprendre ses affaires. Il l’empêche d’entrer et se fait attraper au col. Il ne se laisse pas faire : les policiers l’encerclent, le fouillent et trouvent une excuse pour l’embarquer au commissariat où il fera sept heures de garde à vue avec en bonus une convocation au tribunal en octobre 2014. Affaire à suivre. Avant de partir, les policiers rient au nez des expulsé-e-s : « Vous allez dormir où maintenant, à la rue ? ».

 

 

Le 21 décembre, même heure mais autre endroit. La police réveille les parents et les enfants et leur donne 20 minutes pour partir. La famille repart alors à la rue avec ses petites affaires. Il a fallu rappeler l’huissier pour obtenir le reste des affaires qui ont pu être récupérées. Trois nuits dans un hôtel à l’extérieur de la ville lui ont été proposées mais elle a refusé de participer à cette mascarade. Le jour même, le propriétaire paye des ouvriers pour installer un système d’alarme et de vidéo-surveillance et verrouiller toutes les fenêtres.

 

 

Le 15 décembre, des personnes ont occupé des logements laissés vides par Habitat Toulouse. La police est venue les sortir de force en escaladant la porte du jardin. Par vengeance, les flics crèvent les pneus de leurs vélos, en criant au passage « Ah, toujours les même qu’on voit ! ». Depuis, le bâtiment est soigneusement gardé par un ouvrier de la sécurité.

 

 

Trois semaines avant, c’est la Mairie qui a expulsé suite à une procédure judiciaire expéditive (titre d’expulsion en sept jours). Au cours de cette expulsion, la police a violenté des femmes, une mère de famille a eu la jambe blessée et emmenée au commissariat sans raison. Elle sera retenue 5 heures avec un rappel à la loi. Elles garderont un bon moment les marques corporelles de ces violences policières ! Les fenêtres sont murées le même jour, une porte anti-squat installée et un agent de sécurité surveille le bâtiment jour et nuit. Des personnes ayant assisté à l’expulsion se sont faits menacer par la police. Un camion les a suivi et a tenté de les écraser en roulant sur la piste cyclable. A d’autres moments, quand ils nous aperçoivent, ils nous menacent, nous qualifie « d’ennemi préféré », frappent fort à leur fenêtre de voiture, font demi-tour pour nous mettre la pression !

 

 

L’État utilise tous les moyens pour s’attaquer aux pauvres qui s’organisent pour avoir leur logement, vivre bien. Après avoir empêché l’accès aux médias et les utiliser à plusieurs reprises pour faire de la désinformation contre ce mouvement populaire, c’est aujourd’hui la justice qui travaille avec lui pour accélérer les expulsions. Les pauvres n’ont plus de reports, aucun délai, condamnés automatiquement à des amendes parce qu’il serait « inéquitable » que les propriétaires qui spéculent aient des frais de justice. Leurs avocats sont harcelés pour qu’ils plaident alors qu’ils n’ont pas le temps de lire les dossiers. Les juges transmettent les décisions à la Préfecture au motif « d’assurer un suivi social ». Le suivi social, c’est des CRS devant ta porte pour te remettre à la rue toute l’année !

 

 

On a fait des manifestations, personne ne nous écoute, on n’existe pas dans ce pays alors qu’il exploite nos terres, que c’est nous qui avons construit les bâtiments et les routes ! Ce n’est pas nous qui occupons les bâtiments des « autres », mais les riches qui nous volent ce qu’on a construit !Ici et là-bas, ils nous volent toujours pour qu’on travaille dur pour eux ! Nous ne nous courberons pas l’échine devant les riches et l’Etat ! On continuera à s’organiser par nous-même, à reprendre collectivement les bâtiments vides et de tout ce qu’on a besoin pour vivre.

 

 

Tout pour tout-e-s ! Pouvoir au peuple !

 

 

Des membres de la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion

 

Communiqué du 4/11/2013 de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion

Manif crea 2 nov 2013    A partir du jeudi 31 octobre, à l’appel lancé par la CREA, une centaine de personnes s’est retrouvée autour du NOTHING TO LOSE, invitation à venir se rencontrer, échanger nos expériences et nos savoirs-faire autour des luttes du logement et se réapproprier une ville qui plus que jamais nous appartient.

Autour du mot d’ordre « rien à perdre-tout à reprendre, », nous avons ainsi ouvert publiquement et ensemble le second matin de novembre, un bâtiment que nous avons réquisitionné il y a plus d’une semaine. Nous sommes fiè.res de vous annoncer l’ouverture d’une maison au 26 rue Valade, dont le propriétaire est la Mairie et qu’elle a volontairement laissé vide depuis plus d’un an alors que son propre gouvernement se pavane vulgairement dans les médias en envisageant la possibilité de réquisitions.

Dans la même journée, à 14 heures, plus de 200 personnes se sont rassemblées devant la Mairie et ont défilé dans les rues de Toulouse pour rejoindre le nouveau Centre Social Autogéré  situé au 57 avenue Jean Rieux, à peine ouvert et déjà en procès. Ensemble entre galérien.nes, familles, enfants, militant.e.s, travailleur.ses pauvres, étudiant.es… nous avons dénoncé toutes les expulsions. Celles de nos frères et sœurs de condition, victimes comme nous du capitalisme et jeté.es hors de nos frontières, et les expulsions des logements et des réquisitions quelques jours après la remise à la rue des 58 habitants dont une dizaine d’enfants du Centre Social Autogéré des Demoiselles.
Cette manifestation populaire, festive et déterminée à se faire entendre, à quelques jours de la trêve hivernale, a été rejointe par le D.A.L Toulouse. Nous avons ainsi dénoncé le jeu cynique de la Préfecture, de la Mairie et de l’Etat, en résolvant de façon simple un problème qu’aucun ne semble vouloir régler : des bâtiments sont vides, des gens sont à la rue, nous réquisitionnons ! Et nous continuerons !

Venez nous rencontrer, nous filer un coup de main au Centre Social Autogéré au 57 avenue Jean Rieux pendant les assemblés générales les lundi à 14h et les jeudis à 18h.

Tout pour tou.tes !
Pouvoir au peuple !

Communiqué suite à l’expulsion du 70 allées des Demoiselles

TOULOUSE : LE MARATHON DES EXPULSIONS CONTINUE… CELUI DES RÉQUISITIONS AUSSI !

 

Hier, mercredi 30 octobre 2013, après plus de deux années de réquisitions et d’expulsions, la préfecture, la justice et la police ont de nouveau sévis en remettant à la rue les 58 habitant.e.s, dont la dizaine d’enfants résidant au Centre Social Autogéré des Demoiselles ouvert début août.

Aiguisant toujours un peu plus ses contradictions, la préfecture n’a évidement pas proposer de solutions de relogement contrairement à ce qu’elle aime clamer aux médias. Il ne nous est plus surprenant de constater sa facilité à  nous faire payer l’addition salé d’une expulsion : un hélicoptère pour faire des repérages les jours précédents, une vingtaine de cars de CRS avec dispositif anti-émeute, une centaine de policiers dont les renseignements généraux et la BAC. L’État choisi ses pauvres et leurs conditions d’existences : dans sa logique il faut réprimer et remettre à la rue des familles, des enfants, des étudiant.e.s, des galérien.ne.s, des chôm.eurs.euses, des ouvrier.eres, des vieux et vieilles, des précaires pour laisser des bâtiments vides et sans projet. Il faut préserver les intérêts du capital, de la bourgeoisie et de la spéculation plutôt que d’écouter ceux du peuple.

 

Mais une chose est sûre : nous ne disparaîtrons pas d’un coup de « tonfa magique » !

Et nous sommes heureux.ses de vous annoncer notre nouvelle installation. C’est désormais au 57 avenue Jean Rieux, lieu vide et fermé depuis plus de trois ans que nous habitons. Nous nous y organisons pour y vivre ensemble  dans des espaces et où tout le monde à la même voix, par et pour nous même. Plus qu’un espace d’habitation, nous voulons faire de ce bâtiment notre nouveau Centre Social Autogéré, ouvert sur le quartier et sur la ville pour toutes sortes d’activités et d’ateliers libres et gratuits.

 

Nous réaffirmons que l’État n’est pas la solution mais fait partie du problème. Nous prenons notre droit à l’autodétermination et nous refusons de nous résigner au jeu des pouvoirs publics et de la spéculation immobilière.

 

Tant que nous serons à la rue, nous réquisitionnerons.

Tant que ce monde nous fera gerber, nous nous organiserons.

Nous restons déterminé.e.s à continuer nos actions, à vivre selon nos moyens et nos convictions.

 

 

Tout pour Tout.e.s, pouvoir au Peuple

Nouveau Centre Social Autogéré 57 av Jean Rieux !!

Mercredi, l’Etat nous a expulsés du 70 allée des Demoiselles…

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture du nouveau Centre Social Autogéré de la CREA, 57 av Jean Rieux, (oui oui l’ancien Consulat du Maroc, avec ses airs de “soirées de l’ambassadeur”…)
Les habitant.e.s (familles ,ouvriers, galériens, étudiantes, précaires…) se sont installées, les activités reprennent, venez vite nous voir et participer.
D’ailleurs, comme le systeme est sans pitié, nous passerons en procès dès vendredi de la semaine prochaine…

Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple !

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Expulsions imminente du Centre Social Autogéré !

L’Etat va expulser le Centre Social Autogéré de la CREA (70 allée des Demoiselles, Toulouse) en début de semaine prochaine ! Solidarité !

Malgré le fait qu’il n’a aucun projet sur ce bâtiment, qu’il nous a déjà expulsé illégalement l’année dernière, qu’il a perdu en appel à Bordeaux contre la CREA, que plus de 50 personnes dont une quinzaine d’enfants y habitent et se retrouveront à la rue, l’Etat vient de délivrer le “commandement de quitter les lieux” ce matin. Nous avions vu l’hélicoptère tourner autour du batiment il y a quelques jours, des flics faire des repérages, l’expulsion aura donc lieu la semaine prochaine, très certainement lundi ou mardi matin.
Venez nous aider à nous défendre, déferlez sur Toulouse pour empêcher l’expulsion, la solidarité est notre arme et nous comptons bien continuer à lutter et résister. Vous soutenez nos combats ? Ami.e.s, camarades d’ici et d’ailleurs, nous avons besoin de vous, venez montrer à la Préfecture que la CREA n’est pas seule et que le peuple sait se défendre !

Assemblée Générale en urgence aujourd’hui vendredi 25 oct à 18h au Centre Social Autogéré.