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Face aux expulsions, nous continueront les réquisitions!

Toulouse, le 2 mai 2013

Une maison réquisitionnée en novembre dernier a été expulsée ce matin par la Préfecture de Haute-Garonne. Dans cette maison vivaient des personnes précarisées qui ont pu trouver un endroit où se poser, vivre, s’entraider et s’émanciper collectivement. Ce matin à 9h30, trois camions de police ont bloqué le quartier pour les remettre à la rue en les laissant sur le trottoir avec leurs aaires. Bien entendu elles n’ont reçu aucune solution de repli de la part de l’Etat.
Par la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA) et surtout la solidarité entre les habitant-e-s des bâtiments réquisitionnés, elles vont pouvoir trouver temporairement un hébergement dans l’attente d’une nouvelle réquisition.

Depuis le début du mois d’avril, la Préfecture de Haute-Garonne a expulsé quatre bâtiments de la CREA, et a remis ainsi à la rue 35 personnes, dont des enfants. Sa vaste campagne d’expulsion risque de continuer. D’autres bâtiments sont expulsables sans délai et plus de 50 personnes dont 16 enfants vivent quotidiennement dans la peur de se retrouver sans toit du jour au lendemain et de voir débarquer des policiers avec leur uniformes et leur arsenal surdimensionné (barrières anti-émeutes, ashball, armes de poing, bombes de gaz lacrymogènes, matraques…).

Encore et toujours, l’Etat, la Mairie et le Conseil Général continuent leurs discours hypocrites sur la réquisition, l’hébergement et le logement.

Encore et toujours, ils créent et entretiennent la misère sociale et préfèrent dépenser de l’argent pour réprimer les gens qui ne peuvent plus payer leurs loyers, les gens qui en ont marre de ce système, les gens solidaires, les vieux, les enfants, les étudiantes, les chômeurs, les travailleuses pauvres, les galériennes… Ils préfèrent vider des bâtiments inutilisés et abandonnés par leurs propriétaires alors que leur utilisation ne coûte rien à personne, et que
bien au contraire leurs habitants les entretiennent pour tout simplement y vivre.


Le vent de la répression soue fort sur Toulouse mais n’arrêtera pas la solidarité de toutes celles et ceux qui ont décidé de s’organiser par eux-mêmes. En lutte contre une société pyramidale fondée sur l’argent, le pouvoir, le racisme et le sexisme, la CREA se base sur la solidarité, la récupération, le recyclage et le partage et construit, ici et maintenant, une autre société fondée sur l’égalité, la liberté, l’autonomie et l’émancipation collective. Elle est ouverte à tout-e-s, venez nous rencontrer et participer aux assemblées générales de la campagne qui ont lieu le mercredi à 18h au 187 rue du Faubourg Bonnefoy et le samedi
à 14h au 2 rue du Faubourg Bonnefoy.


Face à la répression, nous continuerons de lutter !

Tout pour tout-es ! Pouvoir au peule !
Infos sur creatoulouse.squat.net / Contact: creatoulouse [at] squat [dot] net

Expulsé-e-s de partout … Relogé-e-s nulle part

Expulsé-e-s de partout … Relogé-e-s nulle part !

« Au bord de la Garonne, on vit comme des chiens. On mange au restaurant social, on fait la manche, on est pourchassés de partout. Finalement, même les chiens sont plus tranquilles que nous.»

Une habitante des campements

Aujourd’hui, la préfecture assigne 23 personnes habitantes des campements : Bords de Garonne, Ramier, Langlade … Elle demande l’expulsion et la destruction de leurs habitats.
Ce sont en réalité une centaine de personnes qui sont visées par cette demande d’expulsion car vivant aussi sur ces terrains.
Depuis 2009, été comme hiver, ces campements ont plusieurs fois été expulsés par la même procédure, sous prétexte d’insalubrité, de grand projet d’aménagement des berges, de destruction de la faune … Toujours les mêmes fausses excuses pour repousser un peu plus loin les «indésirables».

«Insalubrité publique» … Des demandes répétées ont pourtant été faites à la mairie pour mettre à disposition des containers et organiser un ramassage des ordures.
C’est le même genre de prétextes hypocrites que l’on entend dans les tribunaux pour justifier l’expulsion de familles avec enfants vivant en squats.

«Le bâtiment représente un danger pour les personnes y vivant, en particulier les enfants»

Autrement dit, les enfants seraient plus en sécurité en vivant et dormant à la rue ?!
Les pouvoirs publics créent les conditions de la misère et nous reprochent d’y être.
Nous ne sommes pas dupes des discours du gouvernement relayés par la mairie : «pas d’expulsions sans relogement», «diagnostic social», «inconditionnalité de l’accueil»…
Foutage de gueule !
La réalité c’est que ce sont les mêmes personnes qui subissent les expulsions, les discriminations dans les institutions (hôpitaux, écoles…), le contrôle et fichage policier, les arrestations, les passages réguliers de flics dans les squats et d’agents de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) mettant la pression pour remplir leurs avions.
Cette histoire fait écho à d’autres, comme les squats de Bonnefoy où plus d’une centaine de personnes est menacée d’expulsion, ou les familles expulsées des foyers de muret et les expulsions locatives en cours ici et ailleurs, comme cette femme à Vénissieux qui s’est pendue à l’arrivée des flics et huissiers il y a quelques jours.

La mairie et autres spéculateurs détruisent ce qu’il reste de populaire dans nos quartiers, en façonnant des super projets commerciaux et immobiliers pas faits pour nous.
Derrière tout ça, la même logique est à l’oeuvre : on nous chasse de la ville !
Soyons nombreu-ses-x aujourd’hui en soutien à ces personnes, mais aussi partout où naissent des initiatives populaires. On essaie de nous diviser en désignant des «profiteurs du système» alors que nous sommes tou- te-s concerné-e-s.
Ensemble et avec nos petits moyens, nous pouvons nous organiser pour résister et créer d’autres solidarités.

Contre toutes les expulsions !


Assemblée de la réquisition du 1 rue Delpech tous les jours à 18h30

Assemblées générales de la campagne de réquisition, d’entraide et d’autogestion mercredi 18h au 187 rue du Faubourg bonnefoy, samedi 14h au 2 rue du faubourg bonnefoy

Une semaine de grosse répression contre la CREA

 

Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

C’est le printemps. Expulsions en chaîne !

100 flics et CRS, l’équipe des RG, les barrières anti-émeutes, 4 camions de déménagement, l’accès au quartier bloqué, le téléphone d’urgence bloqué, des contrôles d’identité pour les passants, des insultes racistes… Tout ça pour expulser deux personnes de la maison du 159 Chemin Lapujade. Ce lundi 15 avril à 7h30, ils se sont vanté d’être payés «2700 balles pour travailler deux heures». Grâce à la vigilance et l’entraide des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion, les habitants ont pu être prévenu avant l’arrivée de la police. Les familles étaient déjà parties par crainte de la violence de l’ expulsion.
Et ça n’est que l’aboutissement d’un processus lancé par le propriétaire, Jérôme Ducros, gérant de JD Promotion, dès la réquisition : hommes de mains envoyés pour mettre la pression et expulser illégalement les habitants en s’introduisant de force, coups de pression de la BAC et de la police municipale, procès sans réelle possibilité de défense, dans lequel aucun des arguments soutenus par les  habitants n’a été entendus par la juge.
La trêve hivernale terminée, ce sont plusieurs squats qui se sont déjà fait expulser ces dernières semaines (12 rue Frédéric Petit, 12 boulevard Matabiau), et d’autres squats sont expulsables de manière imminente. Le Tribunal ne fait plus de concession et ne laisse plus aucun délai. L’Etat expulse et le chiffre des personnes à la rue gonfle : 16 familles qui ont appelé le 115 hier soir, les 20 familles du foyer hivernal de Muret à l’hôtel jusqu’à mercredi, sans compter ceux qui n’appellent plus de 115 par lassitude des refus à répétition.
Malgré la pression et la violence constante de l’Etat, nous continuerons de lutter pour vivre dignement.

La Campagne de Réquisition d’Entraide d’Autogestion

O QUE É A CREA?

Uma  CAMPANHA, isto é, um movimento social, um colectivo com todas e todos aqueles que queiram  nele  participar : os desalojados, as famílias deixadas na rua pelo Estado e pelo capitalismo,  as pessoas que já não conseguem pagar as rendas de casa, as pessoas que estão fartas deste sistema, as pessoas solidárias, velhos, crianças, estudantes, desempregados, trabalhdoras precárias e sem esperança de uma remuneração decente …
Pela REQUISIÇÃO, há cada vez mais habitações vazias, cada vez mais gente que vive na rua e na miséria. Assim, nós que não esperamos nada do Estado e das autoridades que nos desprezam, requisitamos directamente todos os edifícios e casas vazias, com aquelas e aqueles que têm necessidade. Não só para nos alojarmos mas também para organizarmos aí toda uma variedade de actividades, workshops, livres e gratuitos, postos à disposição dos bairros. Esta forma de alojamento, permite-nos a emancipação, uma maior disponibilidade para uma  melhor reflexão noutros modos de vida, de organisação, etc.
A ENTRAJUDA, nós não recebemos  qualquer subvenção, nem desejemos alguma no futuro. Nós baseamos-nos na solidariedade, na recuperação, na reciclagem e na partilha para nos alimentarmos, nos vestirmos, nos mobilarmos, e até para festejarmos a vida. Quanto às bases dos nossos encontros, elas guiam-se pela aprendizagem, troca e desenvolvimento dos saberes …
E a AUTOGESTÃO, nós não temes chefes, nem queremos. Tudo é decidido nas Assembleias Gerais que são reuniões públicas. Nós somos numerosos na CREA a tentar ultrapassar esta sociedade piramidal baseada no dinheiro, no poder, no racismo e no sexismo. É assim,  que juntos, procuramos maneiras para destruir estas opressões que nos incomodam.
Pensamos firmemente que o Estado não é a solução, que ele faz parte do problema e que melhor que ninguém, nós somos as pessoas mas aptas para cuidar de nós. Assim, desde já, nós substituímos tudo isso, aqui e agora, pela solidariedade, pela igualdade e pela autonomia, reais e concretas ?
VEM TER CONNOSCO, ORGANIZEMO-NOS !

La révolution continue en Tunisie

Tunisie

Semaine de RUSF au Centre Social Autogéré

Dans le cadre de la semaine de RUSF, plusieurs événements se déroulent au Centre social autogéré:

Vendredi 12 avril, 15h: atelier d’autodéfense juridique

Vendredi 12 avril, 20h: vendredi de la solidarité en soutien à RUSF

 

 

Nouveau Programme des Activités au CSA !

PROGCSA1

Programme du centre social autogéré : ateliers, activités, événements…

Les expulsés se relogent et ouvrent le nouveau centre social autogéré de Toulouse

Les expulsions ne nous arrêtent pas !

En plein hiver, des bâtiments vides réquisitionnés par des familles, des femmes seules, des travailleurs pauvres, des chômeuses et des étudiantes précarisées sont expulsés par la Préfecture de Haute-Garonne.

Pour prévenir l’expulsion de l’immeuble du 35 rue du Professeur James (immeuble effectivement expulsé le 3 janvier), le 28 décembre, ses habitants, à travers la campagne de la réquisition, ont occupé un bâtiment appartenant à Habitat Toulouse (dirigé par la Mairie) pour s’y loger et créer des espaces d’activités pour les adultes et les enfants (cantine populaire, salle de jeux, cours de français..). Or, cet immeuble a été loué à l’Association Espoir qui assure une mission d’hébergement pour des familles. Loin de s’opposer à ce projet, les habitantes ont rencontré cette association pour trouver ensemble une solution digne pour eux-mêmes et pour les familles qui attendent un hébergement en centre ville.

La campagne de réquisition a proposé une rencontre avec la veille sociale, la Directrice de l’association « Espoir » et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale. Comme à son habitude, cette dernière a refusé cette proposition sur ordre direct du préfet qui en a profité pour lancer un ultimatum aux habitantes : quitter les lieux pour le 16 janvier en échange de l’engagement d’héberger trois familles avec enfants, laissant sur le carreau les autres habitants ! La Préfecture a aussi refusé toute rencontre pour obtenir un moratoire sur les expulsions de squats ouverts à travers cette campagne et enchaîne les expulsions.

Depuis le début de la trêve hivernale, trois bâtiments ont été expulsés remettant à la rue plus de 60 personnes ! 50 autres personnes risquent aussi d’être expulsées dès demain matin !

La Préfecture de Haute-Garonne et la Mairie de Toulouse préfèrent dépenser l’argent public pour :

  • nous remettre à la rue,

  • payer des chambres d’hôtels (souvent insalubres) appartenant à des propriétaires privés,

  • payer des vigiles pour garder des bâtiments vides (ancien Sloli, URSSAF…),

  • n’occuper qu’une partie des bâtiments expulsés (l’ancien CREA dont quatre étages sont inutilisés),

  • murer des bâtiments (Hauts-Murats, rue des jardins….).

Voilà à quoi servent les impôts que nous payons toutes et tous chaque jour !

Depuis quelques jours, nous habitons le 2, rue du Faubourg Bonnefoy. Cet immeuble qui appartient à la Mairie de Toulouse et qui accueillaient des familles avait été expulsé l’été dernier. Depuis, il est vide et son propriétaire a dépensé l’argent public pour payer des vigiles et faire murer le bâtiment, au bas mot 60 000 euros.

Grâce à cette nouvelle réquisition, toutes les personnes remises à la rue ces dernières semaines se sont relogées sans rien attendre de l’Etat . Ellesvont y créer de nouvelles formes de vie basées sur l’entraide et l’autogestion, et mettre en place avec les habitantes du quartier des activités libres et gratuites : cours de langues, fripe, atelier de dessin, d’écriture, de théâtre, de danse, cantine populaire, salle de jeux, boxe, autodéfense juridique, espaces de rencontre, d’apprentissage et d’échange des savoirs…

Nous n’avons pas le choix, nous continuerons de réquisitionner des immeubles tant que des personnes seront à la rue et que la seule réponse apportée par les institutions sera la répression des acteurs de ce mouvement social et l’expulsion des habitantes des bâtiments de la campagne !

Avant de nous parler de réquisitions, que l’État et la Mairie de Toulouse s’engagent à stopper immédiatement les expulsions des personnes qui ont trouvé par elles-mêmes les moyens de se loger sans que ça ne coûte rien à personne !

VIENS NOUS RENCONTRER ORGANISONS NOUS

TOUT POUR TOU.TE.S POUVOIR AU PEUPLE !

Contact presse : 07 53 46 52 32 – creatoulouse [at] squat [dot] netcreatoulouse.squat.net

Expulsions en plein hiver, d’autres bâtiments menacés d’expulsion, la lutte continue!

Depuis le 1er novembre, la trêve hivernale est commencée. Pendant cette période particulièrement dure compte tenu des conditions météorologiques, en théorie la préfecture expulse avec moins de facilité/avec plus de parcimonie. Ces derniers temps, elle nous a montré le contraire. Les camps de l’île du ramier et de la poudrerie, le 40 rue Béteille et le 35 rue du professeur Jammes ont été expulsés entre novembre et janvier.  Ceci ayant pour conséquence de remettre à la rue plus d’une centaine de personnes, avec pour seule consolation de l’hébergement en hôtel sous des conditions strictes. Les personnes de nationalité roumaine ou bulgare, ayant reçu une obligation de quitter le territoire ou qui n’ont pas d’enfants sont exclues des dispositifs d’aides sociales et ne peuvent bénéficier d’un accès aux centres d’hébergement d’urgence.
Après des tentatives de rendez-vous avec la préfecture, qui avec son mépris habituel n’a pas donné suite à nos demandes, nous nous sommes pointéEs au conseil municipal. Le but était d’être reçuEs et de poser un rapport de force. L’adjointe au logement, Mme Touchefeu, a donc quitté le conseil pour nous recevoir. Encore une fois elle nous a baladé. Elle nous a dit que les expulsions ne sont pas de son fait, mais que, après tout, si on squattait un bat appartenant à la mairie, elle serait plus en mesure de retarder l’expulsion.
Alors on l’a écouté, et depuis le 28 décembre 2012 un bâtiment appartenant à Habitat Toulouse, filiale de la mairie de Toulouse, a été réquisitionné. Le 115 étant toujours autant saturé, il n’a pas les moyens de répondre aux demandes importantes de places au chaud. Ce bâtiment va devenir un centre d’hébergement d’urgence géré par l’association ESPOIR. Un dialogue est entamé. Nous sommes, la CREA et l’association ESPOIR, devant la même situation d’inertie de la part des pouvoirs publics. Nous avons simplement décidé d’utiliser des moyens différents face au manque de logements sur Toulouse. Nous mettons donc la mairie devant ses responsabilités une fois de plus. Nous expulser de ce lieu serait du foutage de gueule. Y rester, pour nous, serait se mettre à dos une association avec qui nous avons envie d’avancer et de trouver des terrains de luttes communs. Dilemme.
Pendant ce temps, d’autres bâtiments réquisitionnés par la CREA sont menacés d’expulsion. La plupart de ces bâtiments sont destinés à la destruction, d’autres à la vente. Il n’y a donc pas d’urgence pour les propriétaires à récupérer leurs « biens ». En attendant ces lieux ont repris vie, accueillent des activités, des rencontres ou simplement des gens qui apprennent à mieux se connaître et à vivre ensemble. Nous ne lâcherons rien. Hiver comme été, il y a pas moyen de se laisser expulser tranquillement. Nous avons besoin de votre soutien, de la manière qui vous semblera la plus adéquate. Pour faire trembler l’État qui nous enferme dans nos situations de pauvres. Pour augmenter le rapport de force. Pour se rencontrer et construire ensemble tous nos rêves.
Un expulsion, 10 occupations comme disait le slogan ? Eh ben on l’a fait ! Et on le refera.
À bientôt !

Cantine Libre et Populaire au Dakar

Une cantine pour se rencontrer, pour partager un repas. Pour manger des trucs trop bons en payant selon nos moyens. Pour permettre à tout le monde de venir, pas comme au resto, pas comme dans n’importe quel endroit marchand. Faire une cantine pour créer un moment sans chefs ni spécialistes, pour seul but que de se rencontrer, simplement, se découvrir des points communs, en tant que damnéEs de ce cette société, en tant que pauvres, et pourquoi pas s’allier.

Un lundi sur deux, des motivéEs de la CREA, mais pas que, vous invite à venir casser la croute.

A 20h ce lundi 7 janvier, on verra pour les suivants.

Repas à prix libre, boissons à prix fixe.

Ça se passe au Dakar, 12 avenue de Lyon, Toulouse, Bonnefoy!

A lundi!

Un promoteur immobilier envoie des hommes de mains pour remettre des galériens, des familles et des enfants à la rue!

Communiqué de presse envoyé le 26 décembre à la dépêche du midi, teletoulouse, 20 minutes, métro, libetoulouse, france 3 région, afp

 

Aujourd’hui, mardi 25 décembre 2012,  les habitant-e-s du 159, chemin Lapujade, en plus d’être menacées d’expulsion illégale, sont menacées physiquement. Ces habitants n’ont aujourd’hui pas d’autre choix pour se mettre à l’abri que d’occuper des maisons laissées vides par les propriétaires ou institutions publiques préférant ainsi spéculer sur que ce qui n’est pour eux qu’un bien immobilier de plus. Nous réaffirmons comme nous le faisons depuis vingt mois dans la campagne 0 personne à la rue qu’il n’y a pas d’autre possibilité aujourd’hui que de s’auto-organiser contre ces pratiques laissant adultes et enfants à la rue.

 

Depuis plus de 5 ans, la maison du 159, chemin de Lapujade éait inhabitée et a été rachetée par un promoteur immobilier (la SCI LAPUJADE gérée par M. Jérôme DUCROS possédant aussi la société JD PROMOTION) d’une manière douteuse dixit les anciens propriétaires, associations de quartier et voisins. Dans le quartier, des voisins soutiennent la démarche et le petit-fils de l’ancien propriétaire est passé nous voir pour nous dire qu’il était ravi de revoir de la vie dans cette maison anciennement menacée de destruction par son propriétaire.

 

Depuis quelques semaines, alors que la vie reprend ses droits, les menaces se font de plus en plus présentes et mettent vraiment en danger les habitants dont un couple avec deux jeunes enfants et un couple avec une femme enceinte de sept mois. Jeudi dernier, trois hommes sont entrés par la force dans la maison et ont menacé une mère qui était seule avec ses deux enfants.

Les habitant-e-s sont toujours encore l’objet de menaces (envoi de cocktails molotov sur la maison, menaces de viols envers des femmes, menaces de violenter hommes, femmes et enfants qui se trouvent encore dans la maison, menace de séquestration…)

La violence de la rue ne suffit-elle pas ? Faut-il en plus rajouter à cela violence de pratiques mafieuses faisant appel à des hommes de mains ?

Nous détenons les preuves de ces pratiques insupportables (photos, enregistrements, bout de papier laissé sur les lieux après l’agression mentionnant qu’ils sont les “neveux du propriétaire et leur numéro de téléphone”, témoignages des voisin-e-s du quartier,…).

Si vous n’êtes pas d’accord avec les pratiques de M. Ducros, nous vous invitons à lui écrire au siège social de ses sociétés (SCI LAPUJADE & JD PROMOTION, 20, rue André Vasseur, 31 200 TOULOUSE) ou à son siège commercial (44, place bachelier – 31 000 Toulouse) de téléphoner au siège social de ses sociétés (05 61 630 200/ 05 61 62 15 00) ou lui envoyer des mails (metropoles [dot] medias [at] wanadoo [dot] fr).

Ces habitant-e-s ne comptent pas céder à ces pressions et continuent de vivre sur le lieu qui est un espace libre et ouvert sur le quartier où vous pouvez venir vous investir, apporter ce que vous n’avez plus besoin ou encore discuter, échanger sur la campagne et les nouvelles formes de vie collective que nous essayons de mettre en place sur la base de l’entraide et de l’autogestion.

Les habitants du 159, chemin Lapujade et des membres de la campagne 0 personne à la rue

L’agenda de la CREA…

est disponible sur ce site mais aussi sur démosphère et sur Radar!

Manif du 17 novembre en sons

Du son a été pris lors de la manif du 17 novembre. Il est disponible ici : Sons en lutte – Manif contre toutes les expulsions du 17 novembre 2012

On remercie les copainEs de Canal Sud pour la prise de son.

D’ailleurs, une mardi sur deux, entre 13 et 14h, le crea a son émission sur Canal Sud, 92.2. La prochaine, c’est mardi 4 décembre!