Une semaine de grosse répression contre la CREA

 

Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

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