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Deux expulsions pour l’été en mode rafle

Le CSA expulsé ce vendredi matin et la Caillasserie ce mardi matin

La Mairie nous avait promis que les enfants pourraient terminer leur année scolaire, elle a tenu ses promesses !
C’est après 7 mois d’occupation que le Centre Social Autogéré du 2 Faubourg Bonnefoy a été expulsé ce vendredi matin à 6h30. Une centaine de flics, la Police Aux Frontières (PAF), Dominique Bacle de la Direction départementale de la cohésion sociale et une dizaine de camions de déménagement étaient présents pour nous sortir nous et nos affaires, et rafler les personnes sans papiers à la fraîcheur du petit matin (“c’est mieux pour travailler, il fait moins chaud” dixit un flic à moustache). Alors que chacun d’entre nous était contrôlé, nous pouvions écouter les projets de vacances des flics, sous les regards des militants présents. Encore une fois, l’Etat a mis de gros moyens pour remettre des personnes à la rue
Bilan : quarante personnes à la rue, une seule nuit d’hôtel pour les deux familles avec enfants présentes (les autres étant hébergées ailleurs en prévision de l’expulsion) et trois personnes embarquées au poste par la PAF. Ces personnes se retrouvent maintenant avec des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) d’un délai de 1 mois.

Et pour faire bien, ce mardi matin, expulsion de la Caillasserie, 187 Faubourg Bonnefoy, réquisitionné début mars. La Préfecture poursuit son méticuleux travail. La PAF et Madame Bacle étaient encore présentes. Voyant qu’il n’y avait pas de personnes sans papier, ils sont rapidement retournés à leurs bureaux. L’expulsion a été expéditive, pas besoin de murer, c’est un tracto-pelle qui est venu tout détruire.

De bâtiments vides, nous avions fait des lieux de vie, d’échanges, d’organisation. La Préfecture vide le quartier Bonnefoy de ses squatters et de ses habitants, des bâtiments redeviennent vident et d’autres le restent. Et tout ça retourne à la spéculation de l’immobilier et à la préparation de l’arrivée de la LGV. Les pauvres sont poussés hors de la ville au profit de leurs grands projets inutiles.

Malgré la répression active, nous continuons les réquisitions toujours et encore !

Des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion

CREA c’est quoi ?

godzicrea face la police(1)

Concert de soutien à la caisse noire du CREA qui va permettre (entre autre) de payer ces fichus amendes que plusieurs membres de la CREA ont reçus dernièrement (2500€ + 500€) …

Repas à partir de 18h30 suivit d’un concert de MEDEF INNA BABYLONE et MAGIC TENIA

au  Hangar
8, rue de Bagnolet 31100 Toulouse
métro Arènes

Communiqué de la CREA, 2 juin 2013

Dernières nouvelles du Centre Social Autogéré.

Le 18 janvier un Centre Social Autogéré ouvrait ses portes au 2, rue du Faubourg Bonnefoy à Toulouse. La Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion a investi avec rage, nécessité et bonne humeur ce bâtiment suite à des expulsions en chaîne par la préfecture cet hiver.

Ce bâtiment avait été squatté précédemment, puis expulsé durant l’été 2012. Nous l’avons réoccupé alors qu’il était à nouveau vide depuis 6 mois. Aujourd’hui, ce sont 45 personnes qui vivent dans les lieux, ainsi qu’un espace où les gens peuvent se rencontrer et proposer toutes sortes d’activités libres et gratuites à destination de tou.te.s. Pour plus de détails sur la vie dans le CSA : creatoulouse.squat.net.

La Mairie, propriétaire du  bâtiment, veut y faire des logements intermédiaires (ou dit de « transition »).  Elle nous a convoqué au tribunal d’instance le 24 mai dernier afin de s’assurer qu’on sera bien expulsé.e.s. Le 7 juin, la décision sera rendue, et bien évidemment, nous ne nous faisons pas d’illusions. Le droit à la propriété étant érigé en principe absolu, il balayera nos solidarités et nos espaces de vie, d’activités, de discussions, de collectif. Nous serons expulsables.

Mercredi 22 mai, des habitantes du centre social, ainsi que des soutiens se sont entretenus avec Mme Touchefeu (adjointe au maire chargée entre autres de l’habitat et de la cohésion sociale). Elle nous a soutenu que quoi qu’il arrive la mairie demandera l’expulsion. Elle s’engage à ne pas le faire avant le 5 juillet (début des vacances scolaires des enfants du CSA). Par ailleurs, elle s’engage à soumettre à la préfecture tous les dossiers DAHO (Droit à l’Hébergement Opposable) des habitant.e.s. Le DAHO, mince vernis social qui donne aux bénéficiaires l’illusion pendant 3 jours d’être logés, puis reviennent à la case départ et qui permet à la préfecture lorsqu’elle rend une décision positive de se déresponsabiliser de ses obligations en donnant 3 pov’ nuits d’hôtel.
C’est le serpent qui se mord la queue.

Nous dénonçons l’absurdité de la situation. La mairie veut remettre à la rue des personnes pour en loger d’autres en précarité de logement. C’est le principe même du vase communiquant : comment avoir l’impression que les choses changent alors que rien ne bouge !

Des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion.

Face aux expulsions, nous continuerons les réquisitions!

Toulouse, le 2 mai 2013

Une maison réquisitionnée en novembre dernier a été expulsée ce matin par la Préfecture de Haute-Garonne. Dans cette maison vivaient des personnes précarisées qui ont pu trouver un endroit où se poser, vivre, s’entraider et s’émanciper collectivement. Ce matin à 9h30, trois camions de police ont bloqué le quartier pour les remettre à la rue en les laissant sur le trottoir avec leurs aaires. Bien entendu elles n’ont reçu aucune solution de repli de la part de l’Etat.
Par la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA) et surtout la solidarité entre les habitant-e-s des bâtiments réquisitionnés, elles vont pouvoir trouver temporairement un hébergement dans l’attente d’une nouvelle réquisition.

Depuis le début du mois d’avril, la Préfecture de Haute-Garonne a expulsé quatre bâtiments de la CREA, et a remis ainsi à la rue 35 personnes, dont des enfants. Sa vaste campagne d’expulsion risque de continuer. D’autres bâtiments sont expulsables sans délai et plus de 50 personnes dont 16 enfants vivent quotidiennement dans la peur de se retrouver sans toit du jour au lendemain et de voir débarquer des policiers avec leur uniformes et leur arsenal surdimensionné (barrières anti-émeutes, ashball, armes de poing, bombes de gaz lacrymogènes, matraques…).

Encore et toujours, l’Etat, la Mairie et le Conseil Général continuent leurs discours hypocrites sur la réquisition, l’hébergement et le logement.

Encore et toujours, ils créent et entretiennent la misère sociale et préfèrent dépenser de l’argent pour réprimer les gens qui ne peuvent plus payer leurs loyers, les gens qui en ont marre de ce système, les gens solidaires, les vieux, les enfants, les étudiantes, les chômeurs, les travailleuses pauvres, les galériennes… Ils préfèrent vider des bâtiments inutilisés et abandonnés par leurs propriétaires alors que leur utilisation ne coûte rien à personne, et que
bien au contraire leurs habitants les entretiennent pour tout simplement y vivre.


Le vent de la répression soue fort sur Toulouse mais n’arrêtera pas la solidarité de toutes celles et ceux qui ont décidé de s’organiser par eux-mêmes. En lutte contre une société pyramidale fondée sur l’argent, le pouvoir, le racisme et le sexisme, la CREA se base sur la solidarité, la récupération, le recyclage et le partage et construit, ici et maintenant, une autre société fondée sur l’égalité, la liberté, l’autonomie et l’émancipation collective. Elle est ouverte à tout-e-s, venez nous rencontrer et participer aux assemblées générales de la campagne qui ont lieu le mercredi à 18h au 187 rue du Faubourg Bonnefoy et le samedi
à 14h au 2 rue du Faubourg Bonnefoy.


Face à la répression, nous continuerons de lutter !

Tout pour tout-es ! Pouvoir au peule !
Infos sur creatoulouse.squat.net / Contact: creatoulouse [at] squat [dot] net

Expulsé-e-s de partout … Relogé-e-s nulle part

Expulsé-e-s de partout … Relogé-e-s nulle part !

« Au bord de la Garonne, on vit comme des chiens. On mange au restaurant social, on fait la manche, on est pourchassés de partout. Finalement, même les chiens sont plus tranquilles que nous.»

Une habitante des campements

Aujourd’hui, la préfecture assigne 23 personnes habitantes des campements : Bords de Garonne, Ramier, Langlade … Elle demande l’expulsion et la destruction de leurs habitats.
Ce sont en réalité une centaine de personnes qui sont visées par cette demande d’expulsion car vivant aussi sur ces terrains.
Depuis 2009, été comme hiver, ces campements ont plusieurs fois été expulsés par la même procédure, sous prétexte d’insalubrité, de grand projet d’aménagement des berges, de destruction de la faune … Toujours les mêmes fausses excuses pour repousser un peu plus loin les «indésirables».

«Insalubrité publique» … Des demandes répétées ont pourtant été faites à la mairie pour mettre à disposition des containers et organiser un ramassage des ordures.
C’est le même genre de prétextes hypocrites que l’on entend dans les tribunaux pour justifier l’expulsion de familles avec enfants vivant en squats.

«Le bâtiment représente un danger pour les personnes y vivant, en particulier les enfants»

Autrement dit, les enfants seraient plus en sécurité en vivant et dormant à la rue ?!
Les pouvoirs publics créent les conditions de la misère et nous reprochent d’y être.
Nous ne sommes pas dupes des discours du gouvernement relayés par la mairie : «pas d’expulsions sans relogement», «diagnostic social», «inconditionnalité de l’accueil»…
Foutage de gueule !
La réalité c’est que ce sont les mêmes personnes qui subissent les expulsions, les discriminations dans les institutions (hôpitaux, écoles…), le contrôle et fichage policier, les arrestations, les passages réguliers de flics dans les squats et d’agents de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) mettant la pression pour remplir leurs avions.
Cette histoire fait écho à d’autres, comme les squats de Bonnefoy où plus d’une centaine de personnes est menacée d’expulsion, ou les familles expulsées des foyers de muret et les expulsions locatives en cours ici et ailleurs, comme cette femme à Vénissieux qui s’est pendue à l’arrivée des flics et huissiers il y a quelques jours.

La mairie et autres spéculateurs détruisent ce qu’il reste de populaire dans nos quartiers, en façonnant des super projets commerciaux et immobiliers pas faits pour nous.
Derrière tout ça, la même logique est à l’oeuvre : on nous chasse de la ville !
Soyons nombreu-ses-x aujourd’hui en soutien à ces personnes, mais aussi partout où naissent des initiatives populaires. On essaie de nous diviser en désignant des «profiteurs du système» alors que nous sommes tou- te-s concerné-e-s.
Ensemble et avec nos petits moyens, nous pouvons nous organiser pour résister et créer d’autres solidarités.

Contre toutes les expulsions !


Assemblée de la réquisition du 1 rue Delpech tous les jours à 18h30

Assemblées générales de la campagne de réquisition, d’entraide et d’autogestion mercredi 18h au 187 rue du Faubourg bonnefoy, samedi 14h au 2 rue du faubourg bonnefoy

Programme, affiche et flyer des 2 ans de Goudouloï et CREA

affiche

flyer

Une semaine de grosse répression contre la CREA

 

Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

 ? CREA ماهــو

التجمّع من أجل التسخير و التعاون والتسيير الذاتيما هـــو ؟

 

نحن حركة إجتماعية ، تجمع كلّ من يريد المشاركة ممّن لهم ظروف سكن سيّئة وعائلات مشرّدة في الشارع ، وضحايا الدولة والرأسماليّة وأناس ليس لهم القدرة على دفع الكراء ، وآخرون سئموا من هذا النظام ، وأناس متعاطفون من شيوخ وأطفال وطلبة وعمّال ومفقرين ، وكلّ من يعاني … 

 

تهدف حركتنا الإجتماعيّة إلى إفتكاك وتسخير المنازل والبناءات الشاغرة المتوفّرة ، إذ يوجد أكثر من منزل شاغر وأكثر فأكثر من أناس يعيشون في الشوارع في ظروف بائسة ، لذلك لا ننتظر من الدولة ومن السلطة التي تهزأ بالناس، إنّنا سنفتكّ مباشرة تلك المنازل الشاغرة بمساعدة المحتاجين لنوفّر السكن وأيظا لتأمين كلّ أنواع الأنشطة الحياتيّة

 

إنّنا لا نقبل أيّ تمويل ونرفض ذلك لأنّنا نعوّل على تضامننا وعلى ما نجمعه من أثاث مهمل ونعيد رسكلته لنتمكّن من إيجاد ما نأكل وما نلبس ولكي نحتفل ونلتقي ونتعلّم ونتبادل المعارف ونطوّرها.

 

يقوم نشاطنا على مبدأ التنظّم الذاتي ، فنحن ليس لنا قادة ونرفض ذلك ، كلّ شيء يتقرّر صلب الإجتماعات العامّة المفتوحة لجميع الناس ، إنّنا عديدون في التجمّع من أجل التسخير والتعاون والتسيير الذاتي ونحن نأمل في تجاوز هذا المجتمع الهرمي المؤسّس على المال والسلطة والعنصريّة والميز الجنسي .

 

إنّنا نبحث سويّة عن وسائل للقضاء على هذه الأشكال القمعية التي تخترقنا وتكبّلنا.
إنّنا نعتبر أنّ الدولة ليست هي الحلّ بل هي جزء من المشكل ، وإنّه لا أحد يستطيع أن يهتمّ بنا أفضل ممّا نهتمّ نحن بذواتنا لذا نحن نعوّض كلّ ذلك القمع والتهميش بالتضامن والمساواة والإستقلال الذاتي الحقيقي والملموس.

 

 

تعالى قابلنا ، فلنتنظّم

 

 

كلّ شيء لنا ، الحكم للشعب

 

O QUE É A CREA?

Uma  CAMPANHA, isto é, um movimento social, um colectivo com todas e todos aqueles que queiram  nele  participar : os desalojados, as famílias deixadas na rua pelo Estado e pelo capitalismo,  as pessoas que já não conseguem pagar as rendas de casa, as pessoas que estão fartas deste sistema, as pessoas solidárias, velhos, crianças, estudantes, desempregados, trabalhdoras precárias e sem esperança de uma remuneração decente …
Pela REQUISIÇÃO, há cada vez mais habitações vazias, cada vez mais gente que vive na rua e na miséria. Assim, nós que não esperamos nada do Estado e das autoridades que nos desprezam, requisitamos directamente todos os edifícios e casas vazias, com aquelas e aqueles que têm necessidade. Não só para nos alojarmos mas também para organizarmos aí toda uma variedade de actividades, workshops, livres e gratuitos, postos à disposição dos bairros. Esta forma de alojamento, permite-nos a emancipação, uma maior disponibilidade para uma  melhor reflexão noutros modos de vida, de organisação, etc.
A ENTRAJUDA, nós não recebemos  qualquer subvenção, nem desejemos alguma no futuro. Nós baseamos-nos na solidariedade, na recuperação, na reciclagem e na partilha para nos alimentarmos, nos vestirmos, nos mobilarmos, e até para festejarmos a vida. Quanto às bases dos nossos encontros, elas guiam-se pela aprendizagem, troca e desenvolvimento dos saberes …
E a AUTOGESTÃO, nós não temes chefes, nem queremos. Tudo é decidido nas Assembleias Gerais que são reuniões públicas. Nós somos numerosos na CREA a tentar ultrapassar esta sociedade piramidal baseada no dinheiro, no poder, no racismo e no sexismo. É assim,  que juntos, procuramos maneiras para destruir estas opressões que nos incomodam.
Pensamos firmemente que o Estado não é a solução, que ele faz parte do problema e que melhor que ninguém, nós somos as pessoas mas aptas para cuidar de nós. Assim, desde já, nós substituímos tudo isso, aqui e agora, pela solidariedade, pela igualdade e pela autonomia, reais e concretas ?
VEM TER CONNOSCO, ORGANIZEMO-NOS !

Nouveau Programme des Activités au CSA !

PROGCSA1

Communiqué de presse de la CREA sur l’ouverture et l’expulsion express du 10 rue Blanchard

Les récents rendus de justice déclarant quatre de nos maisons expulsables et les personnes continuant à venir nous rencontrer pour s’organiser avec nous face à leurs problèmes de logement nous ont amenés à ouvrir un nouveau bâtiment.

Le 10 rue Blanchard était vide depuis au moins deux ans et appartient au Conseil Général de la Haute-Garonne. Nous avons investi ce lieu le vendredi 15 mars au soir et en avons officialisé l’ouverture tous ensemble le lundi suivant.

Allaient pouvoir y vivre une vingtaine de personnes laissées à la rue, des espaces auraient été libérés pour des activités collectives, gratuites et émancipatrices. Mais tandis que nous nous attelions à la répartition des espaces et à organiser la vie future du lieu, les keufs, eux, préparaient notre expulsion.

Le mardi 19, en milieu d’après-midi, notre bâtiment était donc encerclé par une vingtaine de CRS nous expulsant et nous contrôlant de manière arbitraire. C’est encore la même équipe de CRS et de RG que nous retrouvons à chaque expulsion, et qui n’ont pas pris la peine de regarder les preuves de la légalité de notre occupation alors qu’un huissier l’avait constaté la veille (rendant ainsi l’expulsion de ce bâtiment illégale).

Que l’on réquisitionne des bâtiments privés ou publics, les proprios, les tribunaux et les flics sont toujours prompts à nous remettre dehors.

Nous continuerons à nous organiser et à libérer des lieux permettant à tous et toutes de vivre comme on l’entend, à l’écart de leur système marchand ou de gestion sociale de la misère.

Tout pour tou-te-s !

Pouvoir au peuple !

Assemblées générales de la CREA :

Les lundi à 14h à la Caillasserie, au 187 rue du Fbg Bonnefoy

Les jeudi à 18h au Centre Social Autogéré, au 2 rue du Fbg Bonnefoy

Un article relatant cette occupation :

http://carredinfo.fr/toulouse-nouvelle-requisition-contre-le-mal-logement-23355/

CREA, QUÈ ÉS?

Una CAMPANYA: És a dir un moviment social, un colectiu de tots y totes aquellxs qui volguin participar: families que l’estat i el capitalisme ha deixat al carrer, gent que no pot pagar el seu lloguer, gent farta d’aquest sistema depredador, gent solidària, gent gran, infants, estudiants, treballadors pobres, treballadors precaris, aturats…

per la REQUISICIÓ: cada cop hi ha més i més habitatges buits, més i més gent al carrer i a la merda. Per tant, no esperem res de l’estat ni de les autoritats, que es burlen de nosaltres, i requissem directament els edificis buits, amb aquells i aquelles qui en necessiten. Per allotjar-nos, però també per organitzar tot tipus d’activitats, de tallers, lliures, gratuïts, i a la disposició dels barris. Aquesta forma d’allotjament ens permet emancipar-nos, ens permet prendre’ns el temps per reflexionar sobre altres formes de vida, d’organització, etc…

L’ENTRADA: No rebem cap subvenció i no en volem. Ens basem en la solidaritat, el reciclatje i la reutilització per trobar què menjar, amb què vestir-nos, amb què moblar. Compartim tot això i també els espais requissats, per trobar-nos, per celebrar i fer festes i també per aprendre, intercanviar coneixements, desenvolupar-los i desenvolupar-nos.

i l’AUTOGESTIÓ: No tenim liders i no en volem. Tot es decideix en asemblees generals que son obertes a tothom. Som molts i moltes a CREA que intentem deixar enrera aquesta societat piramidal fundada en els diners, el poder, el racisme i el sexisme. Plegats, busquem mitjans per destruir aquest sistema de dominació i aquestes oppressions que ens atravessen.

Pensem que l’estat no és la solució, sino part del problema, i que ningú es pot ocupar de nosaltres millor que nosaltres mateixos i mateixes. Llavors, reemplacem tot això, ara i aquí, per la solidaritat, la igualtat, i l’autonomia; reals i concretes.

Vine a trobar-nos. Organitzem-nos!

Tot per totxs, poder al poble!

CREA, QUÉ ES?

Una CAMPAÑA: es decir un movimiento social, un colectivo de todos y todas aquellxs que quieran participar: familias que el estado y el capitalismo han dejado en la calle, gente que no puede pagar su alquiler, gente harta de este sistema depredador, gente solidaria, gente mayor, niñxs, estudiantes, trabajadores pobres, trabajadores precarios, parados ….

por la REQUISICIÓN : cada vez hay más y más habitajes vacíos, más y más gente en la calle y en la mierda. Entonces, no esperamos nada del estado y de las autoridades, que se burlan de nosotrxs, y requisamos los edificios vacíos directamente, con aquellos y aquellas que los necesitan. Los requisamos para alojar-nos, pero también para organizar todo tipo de actividades, talleres libres, gratuitos y a la disposición de los barrios. Esta forma de alojarse nos permite emanciparnos, nos permite tomar tiempo para reflexionar sobre otras formas de vida, de organización, etc.

la ENTRADA : No recibimos ninguna subvención y no las queremos. Nos basamos en la solidaridad, el reciclaje y la reutilización para encontrar qué comer, con qué vestirnos, para amueblar. Compartimos todo esto y también los espacios requisados, para encontrarnos, aprender, intercambiar conocimientos, desarrollarlos y desarrollarnos.

y la AUTOGESTIÓN: No tenemos líderes y no los queremos. Todo se decide en asambleas generales que son abiertas a todo el mundo. Somos muchos y muchas en la CREA que intentamos dejar atrás esta sociedad piramidal basada en el dinero, el poder, el racismo y el sexismo. Juntxs buscamos maneras de destruir este sistema de dominación y esta opresión que nos atraviesa a todxs y cada unx.

Creemos que el Estado no es la solución, si no parte del problema, y que nadie se puede ocupar mejor de nosotrxs que nosotrxs mismxs. Por tanto, reemplazamos todo esto, aquí ahora, por la solidaridad, la igualdad, y la autonomía, reales y concretas.

Ven a encontrarnos. Organicémonos. Todo para todxs, poder al pueblo!